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Ses origines
Les changements climatiques
Les changements climatiques sont devenus une prĂ©occupation majeure en matiĂšre dâenvironnement. PhĂ©nomĂšne mondial, ils ont et auront des consĂ©quences importantes sur les Ă©cosystĂšmes et la biodiversitĂ©, lâaccĂšs Ă lâeau, lâagriculture, lâurbanisme, la santĂ© et les zones habitables, lâĂ©conomie et bien dâautres activitĂ©s humaines.Â
1. Effet de serre, climat & météo
L'effet de serre
En moyenne, environ la moitiĂ© du rayonnement solaire reçu en haute atmosphĂšre arrive effectivement au niveau du sol. Par la suite, ce rayonnement converti en chaleur est en majoritĂ© Ă©mis vers lâatmosphĂšre sous forme de rayonnement infrarouge thermique. Cependant, lâatmosphĂšre retient une grande partie de ce rayonnement et Ă©met Ă son tour ce mĂȘme type de rayonnement vers le sol et vers lâespace. Ce phĂ©nomĂšne constitue lâeffet de serre.
Lâeffet de serre existe de maniĂšre naturelle et contribue aux climats terrestres. Il est liĂ© Ă la prĂ©sence dans lâatmosphĂšre de nuages, de particules solides, de vapeur dâeau et dâautres gaz (principalement le dioxyde de carbone, le mĂ©thane, le protoxyde dâazote et lâozone). Les gaz qui absorbent le rayonnement infrarouge avant de le restituer vers la surface, sont appelĂ©s gaz Ă effet de serre (GES). GrĂące Ă ces GES, la tempĂ©rature moyenne sur la terre est dâenviron +15 °C au lieu de -17 °C en lâabsence dâeffet de serre gazeux. Cependant, les activitĂ©s humaines provoquent des Ă©missions supplĂ©mentaires de GES, augmentant leur concentration ce qui provoque le rĂ©chauffement de notre planĂšte.

Les gaz Ă effet de serre

En moyenne, environ la moitiĂ© du rayonnement solaire reçu en haute atmosphĂšre arrive effectivement au niveau du sol. Par la suite, ce rayonnement converti en chaleur est en majoritĂ© Ă©mis vers lâatmosphĂšre sous forme de rayonnement infrarouge thermique. Cependant, lâatmosphĂšre retient une grande partie de ce rayonnement et Ă©met Ă son tour ce mĂȘme type de rayonnement vers le sol et vers lâespace. Ce phĂ©nomĂšne constitue lâeffet de serre.
Lâeffet de serre existe de maniĂšre naturelle et contribue aux climats terrestres. Il est liĂ© Ă la prĂ©sence dans lâatmosphĂšre de nuages, de particules solides, de vapeur dâeau et dâautres gaz (principalement le dioxyde de carbone, le mĂ©thane, le protoxyde dâazote et lâozone). Les gaz qui absorbent le rayonnement infrarouge avant de le restituer vers la surface, sont appelĂ©s gaz Ă effet de serre (GES). GrĂące Ă ces GES, la tempĂ©rature moyenne sur la terre est dâenviron +15 °C au lieu de -17 °C en lâabsence dâeffet de serre gazeux. Cependant, les activitĂ©s humaines provoquent des Ă©missions supplĂ©mentaires de GES, augmentant leur concentration ce qui provoque le rĂ©chauffement de notre planĂšte.
Le dioxyde de carbone (CO2) est un gaz produit notamment par la combustion du pĂ©trole et de ses dĂ©rivĂ©s, le charbon et le gaz naturel. Depuis le dĂ©but de lâĂšre industrielle, le dĂ©veloppement de lâhomme sâest accompagnĂ© dâune consommation gigantesque des rĂ©serves de ces combustibles, qualifiĂ©s de fossiles car trouvant leur origine il y a environ 300 Ă 350 millions dâannĂ©es. Si le CO2 est partiellement absorbĂ© par les ocĂ©ans et les forĂȘts, la vitesse dâutilisation par lâhomme conduit nĂ©anmoins Ă ce quâenviron 1/3 des Ă©missions annuelles sâaccumulent dans notre atmosphĂšre. Outre lâutilisation des combustibles fossiles, la dĂ©forestation contribue Ă©galement Ă ÂŒ des Ă©missions annuelles de CO2.Â
Le mĂ©thane (CH4) est Ă©mis entre autres par les processus de fermentation de la matiĂšre organique, notamment dans les vastes espaces de riziĂšres ou au sein des estomacs des ruminants. Le CH4 est Ă©galement liĂ© Ă des processus industriels comme la fracturation hydraulique pour lâexploitation du gaz de schiste.
Les Ă©missions de protoxyde dâazote ou oxyde nitreux (N2O) ont aussi cru de maniĂšre spectaculaire ces derniĂšres annĂ©es. Elles proviennent majoritairement de sources agricoles directes liĂ©es Ă lâutilisation des engrais azotĂ©s ou indirectes durant le processus de fabrication industrielle de ces mĂȘmes fertilisants minĂ©raux.
Enfin, des gaz organiques contenant des composés halogénés comme le chlore ou le fluor contribuent aussi au réchauffement. Ce sont des gaz qui sont notamment utilisés dans les processus frigorifiques ou dans les aérosols.

Climat et météo
La diffĂ©rence fondamentale entre mĂ©tĂ©o et climat rĂ©side dans lâĂ©chelle de temps considĂ©rĂ©e. Quand on parle de mĂ©tĂ©o, lâĂ©chelle de temps est de lâordre de quelques jours, tandis que lorsque lâon parle de climat, on se situe dans une Ă©chelle de temps de lâordre dâune trentaine dâannĂ©es minimum.
Un événement isolé, comme quelques journées chaudes, ne signifie rien par rapport à la modification du climat. Mais par contre, la répétition de saisons plus chaudes que lors des précédentes décennies est un signe de réchauffement climatique.
Pour plus dâinformations sur le lien entre mĂ©tĂ©o et climat : http://www.ipcc.ch/publications_and_data/ar4/wg1/fr/faq-1-2.html
2. Les causes : une responsabilité humaine

Si lâeffet de serre est avant tout un phĂ©nomĂšne naturel et nĂ©cessaire, lâhomme en Ă©mettant dâimportantes quantitĂ©s de gaz Ă effet de serre lâa renforcĂ© entraĂźnant un rĂ©chauffement climatique.
Dans son dernier rapport, les ElĂ©ments scientifiques, le GIEC conclut « Il est extrĂȘmement probable que lâinfluence de lâhomme est la cause principale du rĂ©chauffement observĂ© depuis le milieu du XXe siĂšcle. (probabilitĂ© supĂ©rieure Ă 95%)» (rĂ©sumĂ© pour les dĂ©cideurs, GIEC, 2013).
Les modĂšles climatiques tiennent compte des principaux facteurs connus qui peuvent influencer le climat : celui dâorigine humaine (anthropique), liĂ© aux Ă©missions de gaz Ă effet de serre, mais aussi ceux dâorigine naturelle, liĂ©s Ă la variation du rayonnement solaire et de lâactivitĂ© volcanique. Ils permettent donc dâattribuer la responsabilitĂ© des changements climatiques observĂ©s Ă lâhomme.
Les émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial
Depuis le dĂ©but de lâĂšre industrielle, les Ă©missions de gaz Ă effet de serre ont considĂ©rablement augmentĂ©. DâaprĂšs le GIEC, les Ă©missions de gaz Ă effet de serre en 2010 Ă©taient de 49 Gt CO2e (milliards de tonnes CO2-Ă©quivalents). Le tout rĂ©cent rapport du Programme des Nations Unies intitulĂ© « Emission gap report » (qui mesure lâĂ©cart entre les trajectoires permettant de respecter les objectifs de tempĂ©rature Ă long terme et les contributions soumises sous lâAccord de Paris) Ă©value les Ă©missions des GES Ă 52.7 Gt CO2e en 2014. En 2014, les Ă©missions de lâUE et de ses 28 Etats membres Ă©taient de 4.3 Gt CO2e soit une diminution de 24.4 %par rapport Ă 1990.
Sur les 20 derniĂšres annĂ©es, environ trois quarts des Ă©missions anthropiques de CO2 dans lâatmosphĂšre au niveau mondial sont dus Ă la combustion des combustibles fossiles tels que le charbon, le pĂ©trole et le gaz naturel. Le reste est imputable, pour lâessentiel, aux modifications de lâutilisation des sols, et plus particuliĂšrement Ă la dĂ©forestation, qui conduit Ă la libĂ©ration brusque et massive de CO2 issu du carbone stockĂ© dans les Ă©cosystĂšmes.
Sur 8,9 Gt de carbone (8,9 milliards de tonnes C, soit 32,3 milliards de tonnes CO2-Ă©quivalent/an) Ă©mises chaque annĂ©e, 4,8 Gt sont ainsi captĂ©es par les Ă©cosystĂšmes marins et terrestres, le reste (4,1 Gt C) sâaccumule dans lâatmosphĂšre et augmente les concentrations de GES.
La concentration atmosphĂ©rique du dioxyde carbone a ainsi augmentĂ© de 40% depuis lâĂ©poque prĂ©industrielle. Cette concentration est entre autres mesurĂ©e Ă lâobservatoire de Mauna Loa (situĂ© dans lâarchipel dâHawai) :Â

Les émissions de gaz à effet de serre en Belgique et en Wallonie
En 2014, les Ă©missions totales de gaz Ă effet de serre (hors secteur forestier) de la Belgique Ă©taient de 113,9 Mt CO2e (millions de tonnes dâĂ©quivalent CO2). Cela constitue une baisse de 22% par rapport Ă 1990. Plus dâinformations ici.
Selon lâinventaire soumis en mai 2016, la Wallonie a Ă©mis 35,4 Mt CO2e de tonnes de CO2e en 2013, soit 31 % des Ă©missions annuelles de la Belgique (hors secteur forestier). Sur base des derniĂšres estimations disponibles, les Ă©missions anthropiques de GES (hors secteur forestier) en Wallonie en 2014 Ă©taient de 36.6 % infĂ©rieures Ă celles de 1990.