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Cop22Après l’Accord de Paris, la COP 22 était surtout une COP de transition qui devait permettre de commencer à travailler à l’élaboration des modalités et procédures devant le mettre en œuvre. Toutefois, avec l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris, cette COP a gagné en importance avec l’envie de délivrer déjà des résultats concrets.

 

 

 

 

 

L’entrée en vigueur

drapeauxL’Accord de Paris est entré en vigueur le 4 novembre 2016 soit moins d’un an après son adoption. C’est historique pour un traité international. Cela témoigne de la volonté d’agir sur le plan international. Au 1er décembre 2016, plus de 115 Parties avaient déjà ratifié l’Accord. 

 

Les résultats de la COP

Ils se situent sur plusieurs plans :


      • Concernant la mise en œuvre de l’Accord de  Paris, il s’agit de résultats assez procéduriers c’est-à-dire portant sur la méthode de travail. Il faut dire que peu de temps a été laissé à la négociation au profit d’événements plus protocolaires ou centrés sur les actions concrètes. Toutefois, c’est pour 2018 que les décisions de mise en œuvre devront être adoptées. Il y a donc à la fois encore du temps, mais urgence d’entrer dans le vif des discussions dès la prochaine session de négociation en mai 2017 à Bonn.
      • Certains points n’ont malheureusement pas pu faire l’objet d’un accord. C’est par exemple le cas des discussions sur l’agriculture ou encore sur les enjeux orphelins (des éléments de l’accord de Paris qui doivent être mis en œuvre mais qui n’ont été attribués à aucun organe de travail). Ils seront discutés à la prochaine session.
      • palaisDes résultats concrets et immédiats ont malgré tout été engrangés sur d’autres sujets comme sur l’établissement du Comité de Paris pour le renforcement de capacité, le renflouement du Fonds d’adaptation avec  plus de 80 millions US $ et des évolutions pour son futur rôle sous l’Accord de Paris, le dépôt par plusieurs pays dont les Etats-Unis de leur stratégie de développement bas carbone, etc.
      • Des discussions sur les implications suite aux résultats des élections américaines ont eu lieu lors de la conférence, sans faire faillir la détermination des Parties à agir. Cela a même mené à l’adoption d’une déclaration pour démontrer la volonté de la communauté internationale de lutter contre les changements climatiques.
      • De nombreux événements ont eu lieu dans le cadre du Global climate agenda pour favoriser les initiatives internationales et les actions des acteurs non étatiques.
      • En dehors des négociations sous l’égide de la Convention climat, deux progrès importants ont été enregistrés en octobre de cette année :
          •  Le 6 octobre 2016, lors de la 39ème  Assemblée de l’ICAO un accord a été conclu sur la mise en place d’un “Carbon Offsetting and Reduction Scheme for International aviation” (CORSIA) (un mécanisme de compensation des émissions via l’achat de crédits carbone) afin d’atteindre l’objectif fixé par l’ICAO de maintenir les émissions nettes mondiales. De nombreuses incertitudes existent sur la mise en œuvre de ce mécanisme mais il s’agit du premier accord sectoriel mondial.
          • Un accord historique mondial a été  conclu à Kigali le15 octobre 2016 pour amender le Protocole de Montréal (normalement dédié à la lutte  contre les substances appauvrissant la couche d’ozone). 197 Etats ont promis de mettre fin d’ici à 2050 aux hydrofluorocarbures, principalement utilisés comme réfrigérants, dans les climatiseurs et les réfrigérateurs avec un pouvoir de réchauffement planétaire extrêmement élevé (jusqu’à 23.000 fois plus puissant que le CO2) en remplacement des substances appauvrissant la couche d’ozone.
      • Les parties travaillent également à la mise en œuvre de leur contribution comme l’Union européenne et ses Etats membres qui sont en train de revoir leur législation à ce sujet. A son niveau, la Wallonie a par exemple adopté son Plan air climat énergie 2016-2022 (et commence déjà son travail pour le prochain), a tenu un Sommet Climat et a annoncé son financement climatique international pour l’année 2017. De nombreux acteurs non étatiques continuent de se mobiliser chaque jour de même que de nombreux citoyens qui peuvent aussi poser des gestes qui font la différence. 
Et en dehors des négociations climat
      • En dehors des négociations sous l’égide de la Convention climat, deux progrès importants ont été enregistrés en octobre de cette année :
        • moveLe 6 octobre 2016, lors de la 39ème  Assemblée de l’ICAO un accord a été conclu sur la mise en place d’un “Carbon Offsetting and Reduction Scheme for International aviation” (CORSIA) (un mécanisme de compensation des émissions via l’achat de crédits carbone) afin d’atteindre l’objectif fixé par l’ICAO de maintenir les émissions nettes mondiales. De nombreuses incertitudes existent sur la mise en œuvre de ce mécanisme mais il s’agit du premier accord sectoriel mondial.
        • Un accord historique mondial a été  conclu à Kigali le15 octobre 2016 pour amender le Protocole de Montréal (normalement dédié à la lutte  contre les substances appauvrissant la couche d’ozone). 197 Etats ont promis de mettre fin d’ici à 2050 aux hydrofluorocarbures, principalement utilisés comme réfrigérants, dans les climatiseurs et les réfrigérateurs avec un pouvoir de réchauffement planétaire extrêmement élevé (jusqu’à 23.000 fois plus puissant que le CO2) en remplacement des substances appauvrissant la couche d’ozone.
      • Les parties travaillent également à la mise en œuvre de leur contribution comme l’Union européenne et ses Etats membres qui sont en train de revoir leur législation à ce sujet. A son niveau, la Wallonie a par exemple adopté son Plan air climat énergie 2016-2022 (et commence déjà son travail pour le prochain), a tenu un Sommet Climat et a annoncé son financement climatique international pour l’année 2017. De nombreux acteurs non étatiques continuent de se mobiliser chaque jour de même que de nombreux citoyens qui peuvent aussi poser des gestes qui font la différence. 
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