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Selon l’inventaire soumis en avril 2017, la Wallonie a émis 36 millions de tonnes de CO2-équivalents en 2015, soit 31 % des émissions annuelles de la Belgique (hors secteur forestier). Cet inventaire est élaboré selon les lignes directrices du GIEC de 2006 et les potentiels de réchauffement global (PRG) revus, applicables pour la période 2013-2020.

L’inventaire wallon des émissions de gaz à effet de serre, additionné aux inventaires de la Région flamande et de la Région de Bruxelles-Capitale, forme l’inventaire belge rapporté annuellement par la Belgique dans le cadre du protocole de Kyoto et des engagements européens (Effort Sharing Decision, EC/406/2009).

Le CO2, qui représente 81 % des émissions totales de GES, est surtout émis lors des processus de combustion dans différents secteurs : industrie, transports, chauffage résidentiel et tertiaire, centrales électriques. Le CH4, qui représente 8% des émissions totales, provient à 78% de l’agriculture, à 13% du secteur des déchets et à 5% des réseaux de distribution de gaz naturel (compresseurs et fuites), le reste provenant de l’ensemble des processus de combustion. Le N2O représente 8% des émissions totales et est principalement émis par l’agriculture (81%), l’industrie chimique (4%) et les processus de combustion (8%). Enfin, les gaz fluorés représentent 3% des émissions totales et sont émis lors de la fabrication et l’utilisation de certains produits (réfrigération, mousses isolantes, etc.).



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FIGURE 2: RÉPARTITION DES ÉMISSIONS DE GES PAR TYPE DE GAZ EN 2015 (SOURCE, AWAC)


Sur base des dernières estimations disponibles, les émissions anthropiques de GES (hors secteur forestier) en Wallonie en 2015 étaient de 35,6% inférieures à celles de 1990.

La réduction moyenne sur la période 2008-2012 est de 24%. Ceci dépassait l’objectif de réduction de la Wallonie dans le cadre du Protocole de Kyoto (diminution de 7,5% durant chaque année de la période 2008-2012 par rapport aux émissions de l’année de référence, 1990).

Dans le cadre du burden-sharing, l’objectif wallon pour l’année 2020 est de -14,7% par rapport aux émissions de 2005 pour les secteurs non-ETS (Emission Trading Scheme). Les objectifs annuels 2013-2020 sont calculés selon une trajectoire de réduction progressive, qui démarre en 2013 suivant la valeur moyenne d’émission 2008-2010 et diminue linéairement jusqu’à la valeur de l’objectif 2020. L’objectif ETS sera géré au niveau européen.

Les émissions de 2013, 2014 et 2015 sont actuellement inférieures à la trajectoire définie selon un objectif de -14,7 % par rapport à 2005. Cependant, selon les projections disponibles, les émissions seraient supérieures aux objectifs pour les dernières années de la période 2013-2020.

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FIGURE 3: EVOLUTION DES ÉMISSIONS TOTALES DE GES EN WALLONIE, SECTEURS ETS ET NON ETS INCLUS (SOURCE : AWAC)

La forte variabilité interannuelle des émissions est généralement due à la conjonction de plusieurs facteurs. On peut cependant mentionner quelques évènements dont l’impact sur les émissions annuelles s’est avéré significatif :

      • 1992-1993 : arrêt d’une centrale électrique, crise économique induisant une diminution de la production dans les industries chimiques et sidérurgiques;
      • 1995 : augmentation de la production industrielle;
      • 1996 : année froide (besoins en chauffage élevés), mais fermeture d’un haut-fourneau;
      • 1997 : fermetures d’une cokerie, de hauts-fourneaux et d’autres outils sidérurgiques ;
      • à partir de 2001 : développement de la combustion de biomasse en cimenterie et de la récupération du méthane dans les centres d’enfouissement techniques;
      • 2002 : arrêt d’un haut-fourneau et d’une cokerie ;
      • 2006 et 2007 : hivers très doux, diminution importante de la consommation dans les secteurs résidentiel et tertiaire ;
      • 2009 : la crise économique provoque un ralentissement très important de l’activité industrielle, il en résulte des émissions exceptionnellement basses au niveau industriel avec, par exemple, un arrêt quasi complet de la sidérurgie à chaud ;
      • 2010 : certains secteurs industriels se redressent progressivement, mais la sidérurgie à chaud connaît toujours un niveau de production très faible.
      • 2011 : Amélioration des procédés dans le secteur de la chimie. Faible émissions de chauffage (2e année la plus chaude jamais observée en Belgique, après 2014)
      • 2012-2013 : Fermeture définitive de la phase a chaud en sidérurgie, ralentissement des centrales électriques, fermeture de 2 lignes de verre, diminution apparente en transport routier liée aux statistiques fédérales.
      • 2014 : hiver très doux : avec 1424 degrés-jours 15/15, l’année 2014 affiche une chute de 33 % par rapport à 2013 et de 25 % par rapport à la moyenne 1981-2010 (Bilan énergétique DGO4). L’année 2014 est actuellement l’année la plus chaude observée en Belgique.

 

L’évolution globale est le résultat de tendances très contrastées selon les secteurs (Figure 4). Les secteurs de l’industrie et de la production d’électricité sont à l’origine d’une réduction des émissions totales de respectivement 27% et 7%, mais la croissance des émissions liées au transport a par contre provoqué une augmentation des émissions globales de 3 %.

Les principaux facteurs des évolutions sectorielles sont les suivants :

      • Energie : passage du charbon au gaz naturel ou au bois, fermeture de cokeries
      • Industrie : fermeture dans la sidérurgie, usage accru du gaz ou de combustibles de substitution. Accords de branche et ETS. La valeur ajoutée augmente malgré cette diminution.
      • Résidentiel et tertiaire : augmentation du parc, consommation électrique accrue, passage limité au gaz naturel, isolation, climat plus doux.
      • Transports : augmentation du nombre de voitures, de leur cylindrée et des km parcourus.
      • Agriculture : diminution et modification du cheptel. Diminution des engrais minéraux.
      • Déchets : récupération et valorisation du biogaz dans les CET

 

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FIGURE 4: EVOLUTION DES ÉMISSIONS DE GES PAR SECTEUR D'ACTIVITÉ EN WALLONIE (KT ÉQ CO2, ENTRE 1990 ET 2015 ; SOURCE AWAC)

§  1992-1993 : arrêt d’une centrale électrique, crise économique induisant une diminution de la production dans les industries chimiques et sidérurgiques;

§  1995 : augmentation de la production industrielle;

§  1996 : année froide (besoins en chauffage élevés), mais fermeture d’un haut-fourneau;

§  1997 : fermetures d’une cokerie, de hauts-fourneaux et d’autres outils sidérurgiques ;

§  à partir de 2001 : développement de la combustion de biomasse en cimenterie et de la récupération du méthane dans les centres d’enfouissement techniques;

§  2002 : arrêt d’un haut-fourneau et d’une cokerie ;

§  2006 et 2007 : hivers très doux, diminution importante de la consommation dans les secteurs résidentiel et tertiaire ;

§  2009 : la crise économique provoque un ralentissement très important de l’activité industrielle, il en résulte des émissions exceptionnellement basses au niveau industriel avec, par exemple, un arrêt quasi complet de la sidérurgie à chaud ;

§  2010 : certains secteurs industriels se redressent progressivement, mais la sidérurgie à chaud connaît toujours un niveau de production très faible.

§  2011 : Amélioration des procédés dans le secteur de la chimie. Faible émissions de chauffage (2e année la plus chaude jamais observée en Belgique, après 2014)

§  2012-2013 : Fermeture définitive de la phase a chaud en sidérurgie, ralentissement des centrales électriques, fermeture de 2 lignes de verre, diminution apparente en transport routier liée aux statistiques fédérales.

§  2014 : hiver très doux : avec 1424 degrés-jours 15/15, l’année 2014 affiche une chute de 33 % par rapport à 2013 et de 25 % par rapport à la moyenne 1981-2010 (Bilan énergétique DGO4). L’année 2014 est actuellement l’année la plus chaude observée en Belgique.

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