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agriadaptAppui au renforcement des capacités des agriculteurs, des organisations paysannes de Kabare et Uvira en République Démocratique du Congo en vue de leur adaptation aux changements climatiques

(phase 3 du projet AGRI-ADAPT)

Ce projet est porté par Oxfam Solidarité Bruxelles en partenariat avec son antenne de Goma, Oxfam – RDC, et l’association locale Action Sociale et  d’Organisation  Paysanne – ASOP

Il permet d’accompagner deux communautés d’agriculteurs familiaux des territoires d’Uvira et de Kabare afin d’améliorer leurs mécanismes de résilience face aux effets des changements climatiques et de la dégradation des ressources naturelles (sols – eau - forêts).

Ce projet d’une durée de 1 an permet de poursuivre les activités menées lors de 2 phases antérieures. Il a débuté le1er janvier 2018

Le financement wallon est de150.000 EUR. et un cofinancement de 15 000 EUR est assuré par le porteur.

Contact : Stefanie Broos, Institutional Partnerships Manager

Oxfam Solidarité - Oxfam Solidariteit, Rue des 4 Vents 60, 1080 Bruxelles

Email : sbr@oxfam.be

 

mangroveLes membres du consortium des ONG universitaires francophones UNI4COOP s'impliquent, avec le soutien de l'AWAC et d'autres bailleurs de fonds (notamment l'UE et la Commission de l’Océan Indien), dans le domaine de la valorisation durable des ressources de mangrove dans 4 pays/ Le Sénégal, le Bénin, le Togo et Madagascar.

Ce projet consiste à stimuler une dynamique d'échange portant sur les pratiques, expériences et connaissances sur le thème de la gestion communautaire des écosystèmes de mangrove, entre les Universités belges, les ONG universitaires d'UNI4COOP et leurs partenaires du sud (Universités et Instituts de recherche, ONG et associations de terrain, collectivités territoriales). Par cette démarche de partage et de mutualisation des connaissances, ainsi que par leur diffusion auprès des partenaires et communautés locales, le projet a pour ambition de favoriser l’émergence d’approches innovantes et l’amélioration des pratiques en matière de gestion locale des ressources naturelles. Le projet comprend notamment la production d’une «  boîte à outils » mise en commun.

L’entreprise sociale Kinome, au sein de l’antenne sénégalaise de l’ONG ADG (Gembloux) représentant UNI4COOP est chargée de coordonner les activités et d'animer le réseau des partenaires.

Ce projet d’une durée de 1 an permet de poursuivre les activités menées lors de 2 projets antérieurs financés par l’AWAC et d’autres projets d’un collectif de deltas en Afrique de l’Ouest. Il a débuté le1er février 2018.

Le financement wallon est de 168 300 EUR et le cofinancement assuré par le porteur de18 700 EUR

Contact : www.kinome.fr

 

nebedayEchange de pratiques agri durables avérées et innovantes

Deux participants sénégalais au stage de conception de projets organisé en 2017 à Gembloux ont rédigé d’excellents avant projets pour leurs communautés rurales. L’ONG ULB Coopération porte un projet de synergie entre leurs deux associations : NEBEDAY et Am Bé Koun - Solidarité (ABK-S).

Le travail de Mbene Diakhate (NEBEDAY) proposait la mise au point d’un herbicide naturel à base d’huiles extraites de plantes sauvages (notamment de Neem) pour les communautés locales aux alentours de la forêt classée de Sangako (Tabacouta). L’avant projet de Ousmane Touré (ABK-S) portait sur le développement de l’agroforesterie villageoise avec des arbres fertilitaires dans la commune de Sinthiou Malème (Tambacounda).

La synergie organisée a pour objectif de contribuer à l’amélioration de la résilience de populations rurales face aux effets des changements climatiques à travers des dispositifs de reboisements, de pratiques agro-durables, d’agroforesterie, de gestion des écosystèmes forestiers et de production d’intrant bio.

NEBEDAY apportera par exemple à son nouveau partenaire son expertise en organisation de campagnes de cinéma débat alors que ABK apportera son modèle d'aménagement de périmètres agro-forestiers avec inoculation des essences et fournira aux paysans de Tabacouta des semences d’arbres fertilitaires. Une capitalisation et la communication des expériences et des résultats est prévue.

Le projet d’une durée de 2 ans a débuté le 1er janvier 2018. La subvention wallonne gérée par ULB Coopération s’élève à 134 487 EUR et cofinancement de 14.749 EUR assuré par le porteur du projet.

Contact :

  Thierry De Coster, Chargé de projets

+32 (0)2 650 61 03, thierry.decoster@ulb-cooperation.org

Bureau : ULB – Campus de la Plaine, accès 2, bâtiment MA – 1050 Bruxelles – Belgique

sarayaku

Grace à la 1ere subvention de la Wallonie au peuple Sarayaku dans la forêt amazonienne d’Equateur, la « Frontière » d’arbre à fleurs délimitant leur territoire a été agrandie. Les espaces ouverts dans la végétation pour planter les arbres nécessitent au début des entretiens réguliers pour ne pas disparaitre sous les repousses de la forêt.

Une équipe de "Kaskirunas" (gardes-forestiers autochtones) a été bien lancée et équipée mais doit être renforcée techniquement et être reconnue par diverses instances nationales et/ou régionale

La proposition d'aire protégée incluant le concept de "Kawsak Sacha" (Forêt vivante) et les droits des populations qui y vivent a franchi les portes d'organismes et dispose maintenant de divers outils de diffusion. Il reste à développer une reconnaissance en tant que statut.

Le projet sera prolongé jusque décembre 2018 grâce à une subvention de 95.000 € via l’ASBL Pierreuse et Ailleurs de Liège

Contact : Tania Monville, ASBL pierreuse et ailleurs, Liège

tania.tusl@gmail.com

 

stageLe stage en conception de projets pour le développement durable, l’adaptation et l’atténuation aux changements climatiques" organisé par l’ONG Aide au Développement Gembloux (ADG), en collaboration avec Gembloux Agro-Bio Tech - Université de Liège, à l’initiative du Ministre Di Antonio en 2017, a permis un renforcement considérable des compétences de 14 jeunes porteurs ou employés de projets en Afrique, ainsi qu’un jeune participant haïtien.

Sur base des bons résultats et de nouvelles demandes de stagiaires, l’expérience sera renouvelée en 2018 grâce à un financement de 178 000€.

Ce stage méthodologique est organisé par l’ONG Aide au Développement Gembloux (ADG) en collaboration avec le Laboratoire d’Agroécologie tropicale de la Faculté Gembloux Agro-Bio Tech. Il vise à répondre aux besoins des acteurs de développement au Sud, de maîtriser les outils méthodologiques permettant de mieux identifier et de réaliser des actions collectives pertinentes. Il leur permettra d’ intégrer, dans leurs actions, des connaissances et des compétences relatives à la vulnérabilité, aux changements climatiques, à leurs effets et aux moyens d’y faire face.

Le stage s’appuie sur l’appropriation, par les acteurs des pays du Sud, de leur développement et des stratégies permettant d’atteindre celui-ci. Il vise à développer des compétences individuelles, inscrites dans une dimension institutionnelle, à savoir les organisations qui emploient ces acteurs du développement. Il renforce le rôle critique de ces professionnel s afin de leur permettre de relever pleinement et activement les enjeux, en particulier climatiques, auxquels leur pays est confronté.

Le module méthodologique du stage fait l’objet d’ un « Certificat en Gestion de Cycle du Projet et approche de Gestion Axée Résultats ». La durée de la formation est de 12 semaines (du 23 avril au 13 juillet 2018. Les 16 candidats inscrits (12 hommes, 4 femmes) viennent de RDC, du Sénégal, du Bénin, du Burkina Faso, de Haïti, de Guinée et du Rwanda.

Financement : 175 000 EUR

Contact : Michel SONET, Laboratoire d’Agroécologie tropicale,Faculté Gembloux Agro-Bio Tech, Université de Liège

sgi.gembloux@uliege.be

Appel 2018En 2018, le Gouvernement wallon entend maintenir ses engagements solidaires au travers de ses versements aux fonds internationaux pour le climat et en lançant un nouvel appel à projets bilatéraux. 

L’objectif général de ce nouvel appel est de mettre en oeuvre des projets de développement durable, en relation avec l’adaptation aux changements climatiques et/ou l’atténuation des émissions des gaz à effet de serre.

 

 

Le projet doit avoir un des objectifs spécifiques ci-dessous :

      • L’adaptation de l’agriculture familiale aux contraintes environnementales, accentuées par le réchauffement climatique (y compris les questions d’élevage, la lutte contre l’érosion des sols et la gestion de l’eau agricole),
      • La lutte contre la déforestation et la gestion des espaces forestiers (y compris les mangroves et la lutte contre la déforestation par l’optimisation ou la réduction de l’utilisation du bois de chauffe),
      • La gestion optimale de la ressource en eau, incluant la captation d’eau et l’assainissement des eaux usées.

Appel 2018 2Outre l’objectif général et l’objectif spécifique sélectionné, le projet proposé sera reproductible dans le temps et/ou dans l’espace, et devra :

      • Développer ou renforcer des capacités,
      • Contribuer aux besoins essentiels de la partie la plus pauvre de la population,
      • Impliquer des autorités nationales ou locales, de même que la société civile,
      • Valoriser les compétences wallonnes à disposition,
      • Intégrer une approche genre.

Les pays concernés sont la République démocratique du Congo, le Rwanda et le Burundi, le Sénégal, le Bénin et le Burkina Faso. Ces pays font partie des pays moins avancés que les accords conclus dans le cadre de la Convention cadre des Nations unies sur les Changements climatiques recommandent d’aider. 

Les porteurs de projets pourront bénéficier d’une subvention maximale de 200.000 euros de l’AwAC. Par projet, un cofinancement doit être apporté, pour un minimum de 10% du budget total éligible. Le cofinancement peut être apporté par le porteur ou un autre bailleur. Il peut éventuellement être apporté en nature (contre partie locale en infrastructure ou main d’oeuvre par ex).

Appel 2018 3L’appel 2018 s’adresse à des porteurs (demandeurs) dont le siège se situe en Wallonie ou à Bruxelles qui confient la réalisation du projet sur place soit à un ou plusieurs partenaires locaux, soit à leur antenne locale en collaboration avec un ou plusieurs partenaires locaux.

Le projet doit débuter au plus tard durant le premier trimestre 2019, pour une durée 3 années maximum. Il doit prévoir et démontrer les mécanismes mis en place pour assurer la durabilité des résultats. 

 

Vous trouverez plus de détails en téléchargeant les documents suivants :

Appel à projets solidarité climatique AWAC 2018 download PDF
Formulaire projet appel Awac 2018 download DOCX
Grille d'évaluation projets solidarité climatique AWAC 2018 download PDF
formulaire Budget détaillé  download XLS

En 2018, le Gouvernement wallon a lancé un appel à projets bilatéraux et 8 nouveaux projets voient le jour en 2019. Ils complètent les importants budgets (plus de 8 millions d’euros chaque année) versés par la Wallonie aux pays les moins avancés au travers des organismes internationaux reconnus pas l’ONU conformément aux engagements pris lors des COP sur le climat.
L’objectif général de ce nouvel appel était de mettre en oeuvre des projets bilatéraux de développement durable, en relation avec l’adaptation aux changements climatiques et/ou l’atténuation des émissions des gaz à effet de serre.
Les 8 projets sélectionnés répondent à un des objectifs spécifiques suivants :

      • L’adaptation de l’agriculture familiale aux contraintes environnementales, accentuées par le réchauffement climatique (y compris les questions d’élevage, la lutte contre l’érosion des sols et la gestion de l’eau agricole),
      • La lutte contre la déforestation et la gestion des espaces forestiers (y compris les mangroves et la lutte contre la déforestation par l’optimisation ou la réduction de l’utilisation du bois de chauffe),
      • La gestion optimale de la ressource en eau, incluant la captation d’eau et l’assainissement des eaux usées.

En outre, les projets visent à

      • Développer ou renforcer des capacités,
      • Contribuer aux besoins essentiels de la partie la plus pauvre de la population,
      • Impliquer des autorités nationales ou locales, de même que la société civile,
      • Valoriser les compétences wallonnes à disposition,
      • Intégrer une approche genre.

Les nouveaux projets se dérouleront en République démocratique du Congo, au Burundi, au Sénégal, au Bénin et au Burkina Faso. Ces pays font partie des pays moins avancés que les accords conclus dans le cadre de la Convention cadre des Nations unies sur les Changements climatiques recommandent d’aider.

Les porteurs de projets bénéficieront d’une subvention par projet d’environ 200.000 euros de l’AwAC ou de la Direction générale de l’Environnement, de l’Agriculture et des Ressources naturelles (DGO3). Pour chaque projet, un cofinancement minimum de 10% est apporté également par le porteur du projet et ses partenaires ou un autre bailleur.

Les 8 projets sont portés par des ONG, une Université et une Haute école de Wallonie ou de Bruxelles qui confient la réalisation sur place soit à un ou plusieurs partenaires locaux, soit à leur antenne locale en collaboration avec ses partenaires locaux.

Restoring the the soil’s life

FS2018-1-1Le projet des Iles de Paix, intitulé en moore ‘Ten Viiga’ pour sol vivant, va renforcer les capacités de 150 familles d’agriculteurs et agricultrices dans 10 villages à l’Est du Burkina-Faso.

 

Les techniques agricoles respectueuses de l’environnement de type agroforesterie seront intégrées dans la pratiques culturales des villages d’intervention. Les producteurs bénéficiaires du projet utiliseront du compost enrichi et de qualité sur leurs cultures vivrières. Ils appliqueront le zaï mécanisé sur leurs cultures céréalières : à l’aide d’une charrue rudimentaire (la kassine), fabriquée sur place, ils feront des trous dans le sol, y ajouteront de l’engrais (organique et minéral en micro-dose) puis y sèmeront ou repiqueront une plante, récupérant ainsi des champs fertiles.

Les pratiques respectueuses de l’environnement essaimeront et se transmettront entre les villages d’intervention d’Iles de Paix, via la participation des communes.

 

Echanger, co-construire, mobiliser

Outre l’introduction de techniques innovantes, au niveau méthodologique, ce projet a été construit de façon à donner une place importante aux méthodes participatives (recherche-action par exemple) et à l’échange de savoirs entre paysans, organiser une co-construction et la coresponsabilité entre le porteur et le partenaire du projet, impliquer les communes et services techniques pour assurer la durabilité des activités mises en place.

Le projet complète un programme en cours financé par la DGD pour un essaimage dans d’autres villages d’intervention (au total 900 ménages / 7200 personnes seront touchés par l’action).

Le porteur Iles de Paix et son partenaire local (ARFA) ont veillé à bien prendre en compte l’aspect genre en incluant un minimum de 35% de femmes dans les cibles directes du programme.

Contact :

FS2018-1-2Isabelle Jardon
Chargée de suivi des programmes (Burkina-Faso et Bénin)
Rue du Marché 37, 4500 Huy - www.ilesdepaix.org - Tel. 085.823380

Improving environmental and community resilence to climate change

Avec ce nouveau budget wallon, l’ONG PAD et ses partenaires du Burundi vont permettre de renforcer les conditions sanitaires et environnementales de la population de Gihanga/Mutimbuzi, à proximité de la capitale Bujumbura, face au changement climatique, notamment par la construction de latrines, la récupération des déjections sanitarisées comme engrais, la recherche de cultures mieux adaptées au climat et de nouvelles activités créatrices de revenus.

Modifier les pratiques à forts impacts environnementaux négatifs

Au niveau environnemental, il s’agit de modifier certaines pratiques à forts impacts environnementaux négatifs, tout en renforçant la résilience des populations locales à travers la consolidation du couvert végétal via le reboisement et la pose de haies, pour permettre une stabilisation des sols, la diminution du risque de lessivage et d’érosion, l’amélioration de la structure, de la qualité et de la diversité microbienne des sols.

FS2018-2-1Au niveau familial, l’optimisation de l’agriculture familiale au travers d’une recherche-action permettra d’identifier les orientations à prendre localement pour diminuer la vulnérabilité des ménages les plus exposés aux aléas climatiques. Le projet vise spécifiquement 3.000 ménages. La recherche action portera notamment sur les cultures vivrières à haute valeur ajoutée et la possibilité d’y intégrer les principes de l’agro-foresterie.

Parallèlement, le projet mènera le développement des latrines, l’écosanitation et une analyse plus poussée des dérivés EcoSan, utilisés depuis 2013, afin d’en optimiser l’utilisation, d’identifier les cultures les plus réceptives et les compléments organiques et minéraux nécessaires à d’autres cultures ainsi que les possibilités de se les procurer localement.

FS2018-2-2Le projet s’appuiera sur les CHA (Comité Hygiène Assainissement) pour permettre aux communautés de développer des actions limitant les effets du changement climatique de manière automne et durable au travers d’AGR (Activités Génératrices de Revenus) à finalités environnementales.
L’administration publique locale sera sensibilisée aux enjeux du changement climatique et formée à l’écosanitation et l’environnement. Une cellule de réflexion et un plaidoyer seront mis en place pour continuer le dialogue et la dynamique entre la population, les CHA, les acteurs locaux et l’administration publique.


Contact :

FS2018-2-3Pro-Action Développement (PAD)
Rue Camille Cals 24 à 5030 Ernage
téléphone +32 081 600 125

info@proactiondev.org - www.Proactiondev.org
Personne de contact pour ce projet : Mallorie Michotte - mallorie@proactiondev.org

FS2018-2-5

 

Agroforestry fields to improve the environmental resilience of the farmers in North Kivu

WWF Belgique soutient depuis plus de 10 ans son partenaire privilégié, WWF RDC – bureau de Goma dans la lutte contre le déboisement, en particulier dans la province du Nord-Kivu, en République Démocratique du Congo.

Les raisons du déboisement -en particulier du Parc National des Virunga- sont principalement doubles : recherche de bois-énergie (le « makala ») et production vivrière via la technique séculaire de l’agriculture sur brulis.

FS2018-3-1Si WWF RDC a entamé son action via la réalisation de plantations d’arbres à croissance rapide avec les petits paysans et des coopératives pour répondre aux besoins de bois-énergie de la population, ce n’est que plus récemment qu’il a démarré des projets visant à stabiliser l’agriculture sur brûlis ou revaloriser les terres devenues infertiles (suite à l’absence de jachère) des ménages les plus fragiles. Et les terres de ces derniers sont particulièrement vulnérables à la perte de fertilité car situées le plus souvent sur les versants et pentes des terres escarpées du Kivu.

Disposer de terres cultivables est un véritable défi pour les populations pauvres du fait de la pression foncière considérable dans ces provinces de très forte croissante et densité démographique, avec un impact sur les forêts, seuls espaces disposant de terres fertiles.

Agroforesterie, gestion durable des terres, production et vente de produits agricoles

Le projet encadre 300 ménages d’agricultrices et agriculteurs familiaux pour des formations sur les pratiques agro-forestières et la gestion durable des terres en vue de diversifier leur production agricole et mieux résister aux contraintes environnementales et climatiques. Des champs écoles/pilotes seront notamment mis en place.

Les 300 ménages renforceront leurs compétences en vue de commercialiser au mieux leurs produits sur le marché (analyse simplifiée du marché, réponse rapide aux besoins du marché, facilitation du lien d’affaire avec les entreprises de transformation de produits agricoles, …).

Enfin, connaissant les modalités d’accès au marché du carbone, WWF RDC veillera à ce que les productions proposées soient techniquement éligibles au fond carbone en répondant aux normes du Verified Carbon Standard (VCS) pour une valorisation ultérieure.

Contact :

FS2018-3-2World Wide Fund for Nature - Belgique - Communauté
francophone
90, Boulevard Emile Jacqumain, 1000 Bruxelles
téléphone 02/340 09 99
Email info@wwf.be
Site web www.wwf.be
Personne de contact Mone Van Geit, mone.vangeit@wwf.be

 

Project to support the adaptation and mitigation of climate change to the populations of Saloum (Senegal)

Ce projet, intitulé Gandiaxx Day Nate est un partenariat entre ULB-Coopération et l’ONG sénégalaise Nebeday. Cette ONG a déjà porté de précédents projets avec le soutien de l’AWAC (notamment en production de charbon de bois alternatif et en gestion de forêts par et avec les communautés).

FS2018-4-1Le projet, d’une durée de 3 ans, vise à restaurer et renforcer la résilience des écosystèmes terrestres et de mangrove dans la Réserve de Biosphère du Delta du Saloum (RBDS) dans le cadre des changements climatiques, et ce avec l’accompagnement de scientifiques (ULB et ULg-Agrobiotech Gembloux).

Gandiaxx Day Nate propose des moyens pour reboiser durablement des forêts continentales et des mangroves, diminuer la pression des populations sur les ressources ligneuses, proposer des mesures de sensibilisation, de gouvernance et de plaidoyer environnemental, et également produire et vulgariser de la connaissance scientifique.

Susciter des initiatives et des actions de développement durable

La tenue de séances d’éducation environnementale dans les écoles, de cinéma-débats en compagnie des autorités locales et des populations civiles, d’émissions de radio et d’événements apportent des éléments essentiels de sensibilisation, de mobilisation et de plaidoyer auprès des populations et des instances politiques locales et nationales. Ces activités ont pour objet de provoquer un changement de comportement positif pour les bénéficiaires directs et indirects du projet et de susciter des initiatives et des actions de développement durable qui permettront de réduire les causes des changements climatiques et d’en atténuer les effets, tout en améliorant les conditions de vie des habitants par des mesures d’adaptation.

FS2018-4-2Les campagnes de reboisement de Nebeday peuvent être suivies via un site dédié à cet effet : www.reboisonslesenegal.org

Ce projet contribue au partage et à l'harmonisation des connaissances et expériences en matière de gestion durable des mangroves des ONG membres du consortium UNI4Coop dont font parties Eclosio (ex ADG), Louvain-Coopération, FUCID et ULB-Coopération. Il s’agit de comparer et évaluer des dispositifs en lien avec l’adaptation aux changements climatiques et l’atténuation de leurs causes, notamment diminution des gaz à effet de serre (GES) par la diffusion de foyers améliorés, séquestration du carbone par la restauration de mangroves, exploitation durable des ressources naturelles des écosystèmes, …. Ces travaux pourront être communément capitalisés.


Contact :

FS2018-4-3Thierry De Coster : Chargé de projets

+32 (0)2 650 61 03 - Mail : thierry.decoster@ulb-cooperation.org
www.ulb-cooperation.org

Avenue F.D. Roosevelt 50, CP266 – 1050 Bruxelles – Belgique
Bureau : ULB – Campus de la Plaine, accès 2, bâtiment MA – 1050 Bruxelles – Belgique

Women, Soils and Energy

L’antenne béninoise de l’ONG Eclosio (anciennement Aide au Développement Gembloux) et ses partenaires locaux, ECO BENIN et l’Association nationale des Femmes agricultrices du Bénin (ANaF-BENIN) prolongent en 2019 pour 30 mois, grâce à un nouveau financement wallon, leur projet avec les femmes rurales de 5 communes de l'Atacora et de la Donga, au Nord du pays.

Objectif : rendre les femmes actrices de changement, facilitant l'adoption de pratiques agricoles et énergétiques durables dans les exploitations.

FS2018-5-1Au fil du projet, 2000 femmes disposeront chacune de 2 foyers améliorés en terre construits par une villageoise spécialement formée, l’un pour la pâte et l’autre pour la sauce qui accompagne le repas, ce qui leur permettra de réduire de moitié le bois utilisé, la corvée du ramassage du bois et la déforestation. En plus, les foyers disposent d’une cheminée pour évacuer la fumée de la case et réduisent les maladies oculaires et pulmonaires habituellement causées par les fumées.
 
FS2018-5-2Les porteuses d'initiatives génératrices de revenus dans les villages s’inscriront dans une logique entrepreneuriale (60 femmes formées à la fabrication des foyers améliorés, au moins 25 femmes dans le développement d’activités économiques; 1200 femmes accompagnées dans l’organisation de caisses collectives d’épargne et de crédit)
800 exploitations familiales seront appuyées dans la promotion des pratiques agro écologiques, de gestion durable des terres et d’adaptation aux changements climatiques.
 
Le projet soutiendra le regroupement des femmes au travers de 5 Associations Communales et de 2 Associations Départementales des Femmes Agricultrices (Atacora et Donga) qui pourront assurer la défense de leurs droits et continuer à leur offrir formation et encadrement.
300 femmes ressources seront renforcées et impliquées dans la réflexion sur la gestion des ressources naturelles au sein des communautés.

contact :
FS2018-5-3ECLOSIO - Passage des Déportés, 2
5030 Gembloux (Belgique)

Téléphone 32 81 622575 - www.eclosio.ong

info@eclosio.ong - pierre.colliere@eclosio.ong

Promoting the development of professional skills and a market for an alternative technique of sustainable et affordable housing in Northern Burkina Faso

Pays sahélien, le Burkina Faso fait face à une dégradation croissante de ses espaces forestiers, sous la pression humaine. Outre son emploi pour cuire les repas, l’utilisation de bois (et de paille) pour les constructions traditionnelles en sont une des causes. Face à la raréfaction de ces matériaux traditionnels, les populations rurales à faibles revenus ont de plus en plus recours à la construction en tôles. Cependant, ces habitations sont mal adaptées aux températures élevées et aux tempêtes violentes durant la saison des pluies.

Construire autrement en Afrique

FS2018-6-1La technique de la voûte nubienne, vieille de 2000 ans, est redéveloppée aujourd’hui par l’Association à caractère social la Voûte nubienne (AVN). La technique fournit des bâtiments beaucoup plus durables et mieux adaptés aux conditions climatiques locales, tant pour l’usage privé que pour des usages publics, communautaires ou agricoles. Se passant de bois et de tôles, elle contribue à réduire la pression sur les ressources forestières, permet d’éviter les émissions de gaz à effet de serre liés à la fabrication et au transport du ciment et des tôles et limite les dépenses en matériaux importés coûteux. Les sommes ainsi économisées peuvent être réinjectées dans les économies rurales locales.

FS2018-6-2Faisant suite aux premières constructions de hangars en voûte nubienne demandées par une fédération de groupements villageois via SOS Faim et financées par Wallonie Bruxelles International (WBI), le projet amorcera le développement d’une filière de construction et la création d’une unité d’appui spécialisée au sein de la fédération. Il est également prévu de contribuer aux coûts d’un petit nombre de chantiers (habitations privées et bâtiments communautaires) afin de servir d’exemple et de susciter une demande autonome.

Une assistance technique spécialisée sera fournie par l’Association Voûte nubienne pour encadrer les chantiers et former plus de 80 artisans maçons (agriculteurs avec peu de travail en saison sèche ou personnes évoluant dans l’économie informelle, avec un niveau d’instruction faible), des formateurs et des gestionnaires de chantier. Le développement de la demande de ces constructions à l’issue des 32 mois du projet leur ouvrira des perspectives d’insertion sociale et professionnelle, leur permettant de vivre décemment des revenus de leur travail.

Bénéficiaires des chantiers pilotes, 54 ménages ruraux disposant de peu de ressources, auront accès à une solution d’habitat durable et adapté aux conditions climatiques locales et 12 unions ou groupements paysans (prioritairement les groupements de femmes) bénéficieront de nouveaux bâtiments agricoles, locaux de transformation ou de stockage, locaux pour leurs formations…

Contact :

FS2018-6-3SOS Faim - Rue aux Laines, 4 - 1000 Bruxelles - Belgique

François Van Der Cam mail :  fva@sosfaim.ong - tel : +32/2 548 06 75

https://www.sosfaim.be/

 

Promoting mud housing to combat climate change and deforestation in Atacora, Benin

FS2018-7-1La région de l’Atacora, au Nord-Ouest du Bénin, voit diminuer peu à peu le nombre de ses habitats en terre crue (HTC), dont les tatas, splendides petites fermes fortifiées avec leurs greniers chapeautés de paille, qui font partie de l’identité régionale. On observe en effet dans cette partie du Bénin une augmentation du nombre d’habitats de facture moderne, moins bien climatisés que l’habitat traditionnel, et utilisant des matériaux consommateurs d’énergie, tels que le béton ou l’acier. Pourtant les HTC devraient être promus ; recourant à un matériau partout disponible et faisant appel à des outils rudimentaires, leur production ne génère pas de GES. En outre, ils mobilisent des savoir-faire ancestraux qui sont potentiellement générateurs de revenus économiques. Dans cette région, le bois se fait rare et il faut aussi réduire son utilisation pour la cuisson des repas et dans le domaine de la construction.

Trois mots d’ordre : comprendre, produire, transmettre

Ce projet (plus en amont que le projet VN au Burkina Faso où le mode de construction a été décidé) vise l’approfondissement des connaissances en matière de préservation, d’adaptation et d’optimisation des habitats en terre ; l’augmentation des compétences locales en matière de restauration et de construction ; la sensibilisation, le transfert de ces savoirs et de ces compétences.

Le projet commencera par une phase d’analyse qui inclura : l’étude technique et sociologique des HTC dans la région de l’Atacora en vue de comprendre les raisons de la désaffection que connaît ce type d’habitat ; un repérage cartographique et des relevés détaillés des HTC existants qui permettra à terme d’introduire un dossier de reconnaissance comme Patrimoine mondial de l’Unesco ; l’analyse des propriétés chimiques et mécaniques du matériau terre local visant à améliorer la résistance des ouvrages aux averses pluviales, lesquelles sont renforcées par les changements climatiques ; des recherches sur les techniques de mise en œuvre des HTC en vue de réduire, voire de supprimer, l’usage de structures en bois.

Cette première phase d’analyse sera suivie par une phase de co-conception qui se concrétisera par la réalisation de chantiers de restauration pilotes et la construction de bâtiments témoins. Une dernière phase aura pour but la diffusion des connaissances acquises au travers de visites guidées des ouvrages réalisés et de manuels de construction.

FS2018-7-2Le bon aboutissement et la pérennité du projet reposera principalement sur la formation de monitrices et de moniteurs spécialisés dans la restauration et la construction d’HTC ainsi que dans la fabrication et l’installation de foyers améliorés. Au terme du projet, le personnel formé pourra transmettre aux populations et aux autorités locales les compétences acquises et, ce faisant, promouvoir à nouveau l’habitat en terre dans l’Atacora.

Une collaboration entre scientifiques et acteurs de terrain

Ce projet se fonde sur un partenariat entre La Faculté d’architecture, d’ingénierie architecturale, d’urbanisme (LOCI) de l’Université catholique de Louvain, un Géographe expert (repérage cartographique et relevés des HTC), l’École du patrimoine africain et l’ONG ÉCO-BENIN, expérimentée dans la diffusion de foyers améliorés et dans la sensibilisation des populations et des autorités locales, ainsi qu’en éco-tourisme.

 

Contact : 

FS2018-7-3Renaud Pleitinx - Professeur
Rue du Glategnies 6 – Bte T1.01.01, 7520 Tournai, Belgique
renaud.pleitinx@uclouvain.be - Tél. : +32 (0)69 85 78 24 - www.lelaa.be

 

 

 

Strengthening of family agriculture through improving agro ecological techniques adapted to climate change in favour of Bashali Mokoto and Buzi Bulenga groupings' rural communities - North and South Kivu - East of the DRC

FS2018-8-1Diminution de fertilité et dégradation des sols surexploités, fortes pentes soumises à l’érosion, perturbations climatiques, manque de surface cultivable face aux besoins, manque de moyens des organisations locales, manque d’accès à la formation et à l’information caractérisent les territoires cultivés et les groupements de Buzi Bulenga et de Bashali Mokoto . Ces zones sont parmi les plus pauvres de la RDC.

L’idée du projet est née du diagnostic participatif effectué dans les groupements par deux agronomes congolais qui ont suivi un stage de renforcement des capacités en conception de projets de développement durable, d’adaptation et d’atténuation aux changements climatiques organisé en Wallonie. La HEPH-Condorcet, associée de longue date à l’un des partenaires congolais en est le porteur.

FS2018-8-2Ce projet va promouvoir une agriculture familiale durable et adaptée aux changements climatiques pour améliorer efficacement les conditions de vie socio-économique des familles rurales.
Dans ce contexte, les femmes seront impliquées au même titre que les hommes tant au niveau des formations, que de la distribution des outils; elles seront renforcées dans leur responsabilité (elles seront les seules à endosser la responsabilité de certaines activités).

Cent quarante ha de parcelles agricoles sur les collines menacées d’érosion seront aménagées. De nouvelles techniques (lutte anti-érosive, apports organiques (bokashi), agro-foresterie…) seront testées, mises en démonstration et vulgarisées.

L’élevage des moutons en stabulation sera introduit, permettant de récolter aussi du fumier pour enrichir les sols, avec une redistribution en cascade des agneaux entre fermiers et un encadrement vétérinaire.

Le projet cible 200 petits caféiculteurs, 600 producteurs de plantes vivrières et maraîchères et 200 petits éleveurs. Il collaborera également avec deux écoles agricoles locales actuellement sous équipées et renforcera le personnel enseignant. Elles serviront alors de sites de démonstration pour les autres producteurs des villages riverains.

Outre les bénéficiaires, les communautés rurales et les autorités locales seront impliquées et des renforcements de capacités sont prévus.

Des associations de producteurs seront créées permettant une auto-prise en charge et l’organisation de filières d’écoulement d’une partie de la production vers les marchés proches.

contact :

FS2018-8-3HEPH-Condorcet

Chemin du Champ de Mars, 13 - B - 7000 MONS

Claire Avril, claire.avril@condorcet.be

tel : +32492915218
www.condorcet.be

 

 

Origine des polluants

Emiss blackcarboneLe Black Carbon (BC), appelé également carbone suie ou encore carbone noir, est un polluant à très courte durée de vie, de quelques jours à quelques semaines, qui est émis lors de la combustion incomplète des combustibles fossiles et de la biomasse. Les secteurs les plus émetteurs sont le transport, en particulier les véhicules diesel, et le chauffage.

Le black carbon appartient à la catégorie des particules fines. Deux caractéristiques le distinguent des autres polluants : c’est un composé constitué de carbone (C) et sa couleur noire absorbe le rayonnement lumineux. Il appartient à la sous-catégorie des particules fines dont le diamètre est inférieur à 2,5 µm (PM2,5), son diamètre étant d’ailleurs en général inférieur au micron.

Le BC a donc un impact tant sur les changements climatiques que sur la qualité de l’air et donc la santé.

Effet du polluant 

Impact du black carbon sur le réchauffement climatique

Les particules en suspension dans l’atmosphère (aérosols) ont la faculté de diffuser et d’absorber le rayonnement solaire à des degrés divers, assez mal connus. Grosso modo, la diffusion vers le haut entraîne un refroidissement du climat, l’absorption s’accompagne d’un réchauffement. Le BC, par sa couleur noire, a la particularité d’absorber la lumière (solaire). Il contribue ainsi au réchauffement climatique. Il se distingue cependant des gaz à effet de serre qui absorbent le rayonnement thermique émis par le sol et ont un temps de vie plus long (100 ans pour le CO2). Il est ainsi considéré comme un polluant climatique à court durée de vie.

Par ailleurs, en se déposant sur la neige ou la glace, le BC contribue à en accélérer la fonte. Les régions polaires sont donc particulièrement sensibles au BC. À cet égard, bien que la contribution du secteur maritime aux émissions de black carbon soit considérée comme secondaire, du fait des nouvelles routes maritimes qui s’ouvrent dans l’Arctique en raison des changements climatiques, la contribution relative du secteur dans ces régions est une source d’inquiétude.

Le BC n'est jamais émis seul et peut notamment être émis avec des composés qui refroidissent l'atmosphère. Dès lors, le bilan radiatif global est difficile à établir. Dans le dernier rapport du GIEC, le pouvoir radiatif du BC sur la glace et la neige est estimé à 0.04 (0.02 to 0.09) W m–2. Le Programme des Nations Unies pour l’environnement et l’Organisation météorologique mondiale ont estimé que réduire les émissions de polluants climatiques à courte durée de vie de certaines sources clés comme le transport, l’agriculture, les déchets, l’industrie et les foyers de cuisson pourrait réduire le réchauffement de 0.5°C en 2050.

Impact du black carbon sur la qualité de l’air et la santé.

Les impacts du black carbon sont rarement étudiés isolément, car les études se concentrent davantage sur les particules fines PM2,5 qui couvrent le BC. Deux caractéristiques le rendent toxiques. Tout d’abord, en tant que particule fine, le black carbon a la propriété de s’infiltrer profondément dans l’appareil respiratoire et de passer dans le sang. Il a donc une incidence sur les maladies respiratoires/cardio-vasculaires et les cancers. Ensuite, le black carbon est toujours associé à des composés organiques et peut également être associé à des composés métalliques susceptibles d’avoir des propriétés cancérigènes.

Dans son dernière rapport sur la qualité de l’air, l’Agence Européenne pour l’Environnement estime que les PM2,5 (particules fines d’une taille inférieure à 2,5 µm) ont entraîné 436.000 décès prématurés  Premature deaths are deaths that occur before a person reaches an expected age. This expected age is typically the age of standard life expectancy for a country and gender. Premature deaths are considered to be preventable if their cause can be eliminated. Years of life lost (YLL) are defined as the years of potential life lost owing to premature death. It is an estimate of the average years that a person would have lived if he or she had not died prematurely. YLL take into account the age at which deaths occur, giving greater weight to deaths at a younger age and lower weight to deaths at an older age. It gives, therefore, more nuanced information than the number of premature deaths alone.dans l’UE en 2013. En Belgique, pour la même année, ce chiffre est de 10.050.

Inventaires et mesures

Les émissions du BC sont calculées comme un pourcentage des émissions des particules fines. Les émissions de BC ne peuvent donc pas être plus élevées que celles des PM2,5.

La Belgique (et donc la Wallonie) rapporte ses inventaires de BC depuis février 2015 (donc en février 2016 sur les émissions 2000-2014). Même si on observe une forte diminution, en particulier grâce à la pénétration de plus en plus importante des filtres à particules dans le parc des véhicules diesel, le secteur du transport routier représente le secteur le plus problématique suivi par le résidentiel. 

 Emiss blackcarbonegraph

 

En Wallonie, trois stations télémétriques mesurent en continu les concentrations de BC dans l’air ambiant à Charleroi, Herstal et Vielsalm. Les deux premières sont situées dans des environnements urbain et industriel, et la troisième est une station de fond rural. En 2016, les concentrations moyennes annuelles sont respectivement de 1.47, 1.34 et 0.44 µg/m³. Une station de mesure sera également prochainement installée dans le centre de Namur.

Par ailleurs, en plus de ces stations fixes, deux campagnes de mesures mobiles ont eu lieu en Wallonie entre 2014 et 2017 : l’une près du Grognon à Namur et l’autre à Liège dans le cadre du projet Extracar de l’Issep. Ces campagnes ont été réalisées à pied et à vélo à l’aide d’analyseurs portables et ont permis de cartographier et d’identifier plus finement les hotspots de pollution au BC.

Le BC constitue un très bon indicateur des sources de pollution locale. Grâce aux mesures optiques de certains analyseurs BC, il est possible de retracer l’origine de la pollution (transport ou chauffage).

Réglementation – absence d’objectif spécifique

En décembre 2016, une nouvelle directive été adoptée : la directive 2016/2284/UE concernant la réduction des émissions nationales de certains polluants atmosphériques. Elle abroge et remplace la directive 2001/81/CE. Elle ne fixe plus de plafonds d’émissions (chiffres absolus), mais des objectifs de réduction (chiffres relatifs) pour 2020 et 2030 par rapport à 2005 pour 5 polluants. Par rapport aux polluants visés par la première directive NEC, des objectifs relatifs aux particules fines (PM2,5) ont été ajoutés afin d’améliorer la protection de la santé. La directive pointe également le BC comme étant un polluant important à prendre en compte dans ces PM2,5, mais ne fixe pas d’obligation de réduction spécifique. En plus des plafonds, elle impose aux Etats membres de définir, pour le 1er avril 2019, un Programme national de lutte contre la pollution atmosphérique. Dans ce contexte, il leur est demandé d’accorder la priorité au BC dans le cadre des mesures de réduction des particules fines. Elle incite en particulier les Etats membres à réduire les émissions de ce polluant émis lors du brûlage des résidus agricoles (interdiction de brûlage et/ou mise en place de bonnes pratiques de gestion de résidus agricoles permettant d’éviter cette pratique).

 

Origine des polluants

Sous ce vocable sont regroupées les émissions de différents métaux qui présentent un caractère toxique pour l’environnement et la santé humaine. Les métaux lourds dont les émissions atmosphériques anthropiques doivent être rapportées annuellement aux instances internationales sont : le plomb (Pb), le cadmium (Cd), le mercure (Hg), le cuivre (Cu), le nickel (Ni), le sélénium (Se) et le zinc (Zn).
Ils existent naturellement mais en quantités très faibles dans les sols, l’eau et l’air. Des métaux peuvent être présents dans les poussières émises par les foyers de combustion, la circulation automobile, les activités de fabrication et de traitement des métaux, l’incinération des déchets. Le plomb, quant à lui, provenait surtout de l’ajout d’antidétonants dans les essences destinées aux véhicules automobiles. Il est également entré dans la composition de nombreuses peintures.

Ils sont souvent liés aux particules fines, à l’exception du mercure, qui est principalement gazeux. Une partie des métaux lourds dans l’atmosphère retombe aux alentours de leur source d’émissions, d’autres peuvent être transportés sur de longues distances par les courants aériens.

On retrouve principalement :
      • le plomb (Pb) qui est d’origine industrielle et automobile. Le plomb tétraéthyle était utilisé comme additif dans l’essence. A partir des années 90, des substituts ont été utilisés dans l’essence dite sans plomb. Mais, jusqu’en 2000, les essences pouvaient toujours contenir du plomb qui était émis à l’atmosphère lors de la combustion. Les émissions liées au transport ont ainsi décru de façon très importante. Les émissions industrielles sont, quant à elles, restées relativement stables. Des efforts ont été toutefois portés sur les gros émetteurs.
      • l’arsenic (As) qui est un élément extrêmement toxique. Dans le milieu naturel, on trouve de l'arsenic assez abondamment dans la croûte terrestre, et en petites quantités dans la roche, le sol, l'eau et l'air. Des procédés industriels tels que l'exploitation minière, la fonte de minerais et les centrales électriques au charbon contribuent tous à la présence d'arsenic dans l'air, l'eau et le sol. La contamination de l'environnement est également imputable à des pesticides agricoles et à des substances chimiques utilisées dans le traitement du bois qui contiennent de l'arsenic.
      • le cadmium (Cd) rejeté dans l’atmosphère provient de sources naturelles comme les éruptions volcaniques. Les activités industrielles sont la principale source de son émission dans l’air : fabrication des accumulateurs électriques, dans l’industrie électronique et chimique, la photographie et dans la métallisation des surfaces.
      • le nickel (Ni) provient principalement de la combustion de combustibles fossiles (charbons, fiouls…) et de certains procédés industriels de traitements de surface. Les émissions de nickel ont fortement diminué grâce à la diminution importante de la consommation de fuel lourd dans lequel la teneur en nickel est importante.
Effets
      • Effets sur la santé : L’impact sur la santé des métaux lourds est très variable. Certains métaux lourds sont plus toxiques que d’autres, mais celle-ci va également être très dépendante de la forme chimique selon laquelle se trouve le métal : selon son degré d’oxydation, selon les molécules minérales ou organiques auxquelles il est associé,…). Le mode d’entrée dans le corps humain aura également un impact (inhalation ou ingestion).
Parmi les métaux lourds :

 

        • l'arsenic est un élément extrêmement toxique, la forme trivalente étant plus toxique que la forme pentavalente. Il peut provoquer des cancers notamment des poumons ou de la peau.
        • le cadmium est un élément toxique (il perturbe le métabolisme du calcium avec notamment des dégâts rénaux) et cancérigène.
        • la toxicité du chrome varie fortement selon son état d’oxydation. Sous forme métallique Cr, il est stable et non toxique. Sous forme trivalente Cr3+, il est indispensable à la vie tandis que sous forme hexavalente Cr6+, il est hautement toxique et cancérigène.
        • le nickel est un élément hautement toxique notamment pour l'appareil respiratoire. Il est également mutagène et cancérigène.
        • l’antimoine est un élément toxique.
        • le mercure provoque des maladies immunologiques, cardiovasculaires, rénales et neurologiques. Les effets sur le système immunitaire apparaissent pour de très faibles concentrations.
        • le plomb est toxique pour le système nerveux et la plupart des organes vitaux (saturnisme).

           

      • Effets sur les écosystèmes : Certains métaux lourds vont avoir un impact sur les capacités reproductives des oiseaux et mammifères, d’autres sur leur système hormonal. Les écosystèmes forestiers subissent également un stress suite à l’accumulation de métaux lourds. Certaines surfaces agricoles subissent également une contamination par les métaux lourds suite à l’utilisation de certains sous-produits pour l’amendement/engraissage des sols (boues de station d’épuration, scories Thomas de déphosphoration issues de la fabrication d’acier).
      • Effets sur les biens et sur l’économie : Les métaux présents dans les gaz d’échappement comme le plomb, le fer, l’aluminium, le manganèse ou le nickel, peuvent servir de catalyseurs dans les phénomènes de dissolution du calcaire par les acides gazeux de l’atmosphère.

 

 

Secteurs les plus émetteurs

La composition du tissu industriel wallon, historiquement axé sur la sidérurgie, explique qu’en Région wallonne le secteur industriel a été, et est encore aujourd’hui, le principal secteur émetteur de métaux lourds.

Les trois secteurs suivants représentent plus de 90% des émissions de métaux lourds en Wallonie :

Emiss ML tab1

Évolution des émissions

Les émissions de métaux lourds ont fortement diminué depuis 1990.  Ceci est essentiellement dû aux mesures d’abattement des particules qui ont été prises via les permis d’environnement pour les industries et le secteur des producteurs d’énergie. La conjoncture économique et principalement la fermeture de la plupart des outils sidérurgiques ont également contribué à la réduction des émissions.  Le remplacement du charbon et du fuel lourd par le gaz naturel participe également à cette diminution.

Emiss ML graph1

Emiss ML graph2

Objectifs de réduction

Les émissions de métaux lourds sur le territoire belge sont soumises au niveau international au protocole UNECE d’Aarhus (dans le cadre de la Convention UNECE sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance.

Ce protocole d’Aarhus a pour objet de lutter contre les émissions de métaux lourds (plomb (Pb), cadmium (Cd) et mercure (Hg)), d’origine anthropique, qui sont transportées dans l’atmosphère à longue distance et qui sont susceptibles de provoquer des effets nocifs sur la santé ou sur l’environnement.  Il fixe pour cela un certain nombre d’obligations selon deux axes :

      • d’une part, une réduction des émissions totales de Cd, Hg, Pb par rapport à 1990 des sources industrielles (sidérurgie et industrie des métaux non ferreux), des processus de combustion (production d’énergie et transport) et de l’incinération des déchets ;
      • d’autre part, l’application de valeurs limites d’émission pour les sources stationnaires nouvelles (2 ans après l’entrée en vigueur du Protocole) et les sources existantes (8 ans après l’entrée en vigueur) et l’utilisation des Meilleures techniques disponibles (MTD).

Afin de veiller à l’application de ces dispositions, les Parties doivent réaliser des inventaires d’émissions des trois métaux lourds précités.

Le Protocole impose également de supprimer les carburants au plomb et d’appliquer des mesures en matière de produits contenant ces métaux lourds (essence, piles, composants électriques, appareils de mesure, amalgames dentaires, pesticides, peintures…).

Les dispositions européennes suivantes ont contribué à transposer le Protocole de 1998 dans le droit de l’Union et contribuent à transposer et mettre en œuvre au niveau européen le Protocole amendé :

      • la directive 2004/107 du 15 décembre 2004 concernant l’arsenic, le cadmium, le mercure, le nickel et les Hydrocarbures aromatiques polycycliques dans l’air ambiant.  Elle impose notamment une valeur cible pour la concentration de Cd dans l’air ambiant (5 ng/m3), établit des méthodes et des critères communs pour évaluer les concentrations, notamment, de Cd et de Hg dans l’air ambiant, et favorise la mise à la disposition du public des informations ;
      • la directive 2008/50 du 21 mai 2008 concernant la qualité de l’air ambiant et un air pur pour l’Europe, qui établit un cadre pour l’évaluation et la gestion de la qualité de l’air ambiant, et fixe notamment une valeur limite de protection de la santé pour le plomb (0.5µg/m3) ;
      • la directive 2010/75 relative aux émissions industrielles (remplaçant la directive IPPC) qui cible de manière intégrée l’impact environnemental que peuvent engendrer les activités industrielles, en visant notamment les rejets de substances dans l’air.  Elle définit les règles pour l’octroi des permis aux exploitations industrielles et impose l’application des Meilleures Technologies Disponibles, la surveillance des rejets et la diffusion de l’information au public.
      • les directives en matière de normes de produits (compétence fédérale), notamment la directive 98/70 fixant des teneurs en plomb dans l’essence, ainsi que toutes les directives ultérieures en matière de qualité des fuels et les directives 91/157 et 98/101 relatives aux piles et accumulateurs, remplacées par la directive 2006/66 (modifiée par la directive 2008/12), fixant notamment des normes en matière de Hg et Cd.
      • le mercure est également réglementé par la Convention de Minamata, adoptée en 2013 dans le cadre du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement), et en cours de transposition par un règlement au niveau européen.  Elle vise non seulement les émissions de mercure et son usage dans des produits ou des processus industriels, mais aussi la gestion des déchets contenant du mercure, l’extraction, le stockage et le transport.  L’UE et la Belgique ont signé la Convention en 2013 et ont entamé le processus de ratification (au sein des trois Régions et du Fédéral).

Au niveau belge, le Protocole d’Aarhus est considéré comme mixte, c’est-à-dire qu’il ressortit des compétences fédérales et régionales.  

Les normes et certaines mesures de gestion des produits prévues dans les annexes VI et VII (teneur en plomb dans les carburants, mercure dans les piles, réduction de la concentration de métaux dans les produits…) sont du ressort des compétences fédérales et sont déjà mises en œuvre, essentiellement dans le cadre des dispositions européennes en matière de produit.

En ce qui concerne la Wallonie, la mise en œuvre du Protocole s’inscrit dans la législation existante wallonne, transposant les directives précitées, essentiellement :

      • l’Arrêté du Gouvernement wallon du 15 juillet 2010 relatif à l’évaluation et la gestion de la qualité de l’air ambiant ;
      • l’Arrêté ministériel du 31 janvier 2005 délimitant les zones et agglomérations pour l’évaluation et la gestion de la qualité de l’air ambiant.
      • le Décret du 11 mars 1999 relatif au permis d’environnement, ainsi que l’ensemble des arrêtés d’exécution.

La législation en matière de permis d’environnement prévoit notamment que les permis des établissements concernés doivent être actualisés dans un délai de quatre ans à compter de la publication des décisions concernant les conclusions sur les Meilleures Techniques Disponibles (MTD).

Plus d’informations sur ces obligations dans la partie législation ici

 

Origine du polluant

On désigne par le terme « particules » un ensemble de substances particulaires solides, ou liquides (alors nommées aérosols), qui restent en suspension dans l’air, en général de quelques jours à quelques années.
La taille des particules présentes dans l’air varie de 0,01 μm (10 nm) à environ 100 μm. Selon leur taille on parle de particules ultrafines, particules fines ou de particules grossières.

Emiss Particules graph1

Elles sont, selon leur granulométrie, transportées sur de plus ou moins longues distances par les courants atmosphériques. Ensuite elles retombent au sol sous l’action de leur propre poids (sauf pour les plus fines qui ont un comportement proche de celui d’un gaz) ou via les pluies.

Le mot « particule » englobe donc un ensemble de composés variés. On peut les classifier de différentes façons selon leur origine, leur dimension, leur composition et leur mode de formation. Cela est déterminant quant à l'importance de leur impact sur la santé humaine et les écosystèmes.

Si l’on entend de plus en plus parler des particules lorsqu’on évoque les problèmes de pollution de l’air, c’est parce que de plus en plus d’études démontrent leur impact sur la santé, surtout lorsque celles-ci sont de petite taille.

Critères de classification des particules

Les particules constituent un mélange complexe qui varie selon leur origine, le mode de formation et les dimensions des substances particulaires qui les composent.

L’origine des particules en suspension dans l’air est très variée. Elle peut être naturelle : volcans, érosion due au vent, embruns marins ou issue des activités humaines : processus industriels, processus de combustion (gaz d’échappements des véhicules, équipements de chauffage, combustion industrielle,…), usure de la chaussée, des pneumatiques, des pièces métalliques, sel et sable utilisés pendant l’hiver, etc.

Selon leur mode de formation, on distingue des particules :

      • primaires = émises telles quelles dans l’atmosphère ;
      • secondaires = qui se forment dans l’air par réactions physico-chimiques à partir d’autres polluants. Exemples : les oxydes d’azote (NOx) et l’ammoniac (NH3), qui réagissent pour former des particules secondaires de nitrate d’ammonium (NH4NO3), les composés organiques volatils qui évoluent pour former des particules secondaires organiques.

Sur base de leurs dimensions, on les classe comme :

      • poussières sédimentables : ce sont les plus grosses, elles retombent vite et donc ne sont pas vraiment des « particules en suspension ». Pourtant, selon leur nature, elles peuvent avoir des impacts importants sur l’environnement et la santé humaine dans les alentours de leur lieu d’émission ;
      • poussières en suspension : c’est l’ensemble des particules en suspension de diamètre moyen inférieur à 75 microns (soit à peu près le diamètre d’un cheveu). Pour qualifier la mesure de poussières en suspension, on parle de « TSP » pour « Total Suspended Particles » ;
      • PM10 (PM = « Particulate Matter ») : particules inférieures à 10 microns ;
      • PM2,5 : inférieures à 2,5 microns, dites « particules fines ». Très légères, elles peuvent rester plusieurs jours en suspension dans l’air ;
      • PM1 : particules ultrafines, de diamètre inférieur à 1 micron.

Il s’agit donc d’une classification où chaque catégorie englobe également les catégories de dimensions inférieures.

Il convient de remarquer qu’à l’heure actuelle ce sont les catégories de particules PM10 et de taille inférieure qui font l’objet d’une attention particulière car ce sont elles qui sont les plus nocives pour la santé.
Sur base de leur composition :

Les particules présentes dans l’atmosphère consistent en fait en un « cocktail complexe » de différentes substances, qui sont classées selon les catégories principales suivantes :

      • Les poussières minérales : Elles sont essentiellement d’origine terrigène (érosion des sols et remise en suspension de particules présentes sur le sol), mais peuvent aussi provenir des matériaux de construction (p.ex. démolition, disquage…), de procédés industriels produisant/utilisant des matières minérales pulvérulentes (chaux, ciment, minerais…).
      • Les espèces ioniques :
          • les sels marins (embruns), dont les ions constitutifs sont le sodium (Na+), le magnésium (Mg++), le calcium (Ca++), les chlorures (Cl-), les sulfates (SO4--).
          • les autres sels, dont certains sont d’origine primaire (comme le potassium K+ qui est généralement émis lors de la combustion de la biomasse) ou les sels secondaires qui se forment à partir de gaz présents dans l’atmosphère (oxydes d’azote, oxydes de soufre et ammoniac).
      • Les espèces carbonées
          • le carbone élémentaire (EC, pour « Elemental Carbon »). Il est constitué de microcristaux de graphite. On parle aussi de carbone suie ou de « Black Carbon » (carbone noir). Ces différents termes désignent approximativement les mêmes groupes de particules. La distinction réside dans la méthode utilisée pour les caractériser.
          • le carbone organique (OC, pour « Organic Carbon »). Il désigne l’ensemble des autres molécules organiques qui ne sont pas de type carbone élémentaire (EC) présentes dans un échantillon de poussières prélevées dans l’air. Elles sont notamment constituées de monosaccharides (provenant de la combustion de bois), de HAP, d’alcanes (exclusivement composés de carbones et d’hydrogène), d’acide oxalique,…
Effets
      • Effets sur la santé : L’inhalation des particules fines est à l’origine de nombreux problèmes, notamment respiratoires et cardio-vasculaires. Plus d’informations ici.
      • Effets sur les écosystèmes : Les particules vont également avoir un impact sur les espèces animales qui, tout comme les hommes, vont les respirer. Le dépôt physique des particules sur les végétaux va par ailleurs avoir un effet sur leur croissance. Les éléments toxiques contenus dans les particules vont également s’accumuler dans les sols et les écosystèmes.
      • Effets sur les biens et sur l’économie : Les particules de suies vont notamment être à l’origine du noircissement de la surface des monuments.
Secteurs les plus émetteurs

Les trois secteurs suivants représentent plus de 90% des émissions de PM2,5 en Wallonie :

Emiss Particules tab1
Les trois secteurs suivants représentent plus de 80% des émissions de PM10 en Wallonie :

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Évolution des émissions

Les émissions de particules ont fortement diminué depuis 2000.  Ceci est essentiellement dû aux mesures d’abattement des particules qui ont été prises via les permis d’environnement pour les industries et le secteur des producteurs d’énergie. La conjoncture économique a également contribué à la réduction des émissions au niveau de l’industrie.  Dans le secteur du transport, une diminution est également remarquée grâce à la généralisation de véhicules équipés de filtres à particules.

Par contre, une augmentation des émissions de particules est observée dans le résidentiel. Ceci est principalement dû à l’utilisation accrue de systèmes de chauffage au bois.

Emiss Particules graph2

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Objectifs de réduction

Au niveau international, les émissions de particules (PM2,5) sur le territoire belge sont règlementées par le Protocole « LRTAP » de Göteborg  de 1999, amendé en 2012, qui fixe un objectif juridiquement contraignant à l’horizon 2020 de réduction des émissions de PM2,5 de 20 % par rapport aux émissions de 2005, ce qui correspond pour la Wallonie à un plafond d’émissions d’environ 11 kt pour 2020, pour les sources stationnaires et mobiles.

Au niveau européen, la directive 2001/81, dite directive NEC (pour National Emissions Ceilings), a fixé des plafonds nationaux d’émission en valeur absolue par Etat membre pour 2010 par rapport à 1990. Cette directive est en cours d’amendement afin de fixer des objectifs de réduction pour 2020 et 2030. Il s’agit d’objectifs de réduction spécifiques par Etat membre (chiffres relatifs) de 5 polluants, dont les PM2,5. Pour 2020, il s’agit des mêmes objectifs que pour le Protocole de Göteborg. Pour 2030, la Belgique devra réduire ses émissions de 39 % par rapport à 2005, ce qui correspondra à un plafond entre 8 et 9 kt pour la Wallonie.

D’autres dispositions européennes, transposées dans le droit wallon, contribuent à réduire les émissions d’oxyde d’azote, dont la directive IED 2010/75 du 24 novembre 2010 relative aux émissions industrielles, qui impose des normes et valeurs limites d’émission dans les permis et l’usage des Meilleures Technologies Disponibles (MTD) pour les grandes installations industrielles, ainsi que la nouvelle directive 2015/2193 du 28 novembre 2015 relative aux émissions de certains polluants provenant des installations de combustion moyennes (1 à 50 MW) (dite directive MCP - Medium Combustion Plants).

Plus d’informations sur ces obligations dans la partie législation ici

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