Menu

Uncategorised

agriadaptAppui au renforcement des capacités des agriculteurs, des organisations paysannes de Kabare et Uvira en République Démocratique du Congo en vue de leur adaptation aux changements climatiques

(phase 3 du projet AGRI-ADAPT)

Ce projet est porté par Oxfam Solidarité Bruxelles en partenariat avec son antenne de Goma, Oxfam – RDC, et l’association locale Action Sociale et  d’Organisation  Paysanne – ASOP

Il permet d’accompagner deux communautés d’agriculteurs familiaux des territoires d’Uvira et de Kabare afin d’améliorer leurs mécanismes de résilience face aux effets des changements climatiques et de la dégradation des ressources naturelles (sols – eau - forêts).

Ce projet d’une durée de 1 an permet de poursuivre les activités menées lors de 2 phases antérieures. Il a débuté le1er janvier 2018

Le financement wallon est de150.000 EUR. et un cofinancement de 15 000 EUR est assuré par le porteur.

Contact : Stefanie Broos, Institutional Partnerships Manager

Oxfam Solidarité - Oxfam Solidariteit, Rue des 4 Vents 60, 1080 Bruxelles

Email : sbr@oxfam.be

 

mangroveLes membres du consortium des ONG universitaires francophones UNI4COOP s'impliquent, avec le soutien de l'AWAC et d'autres bailleurs de fonds (notamment l'UE et la Commission de l’Océan Indien), dans le domaine de la valorisation durable des ressources de mangrove dans 4 pays/ Le Sénégal, le Bénin, le Togo et Madagascar.

Ce projet consiste à stimuler une dynamique d'échange portant sur les pratiques, expériences et connaissances sur le thème de la gestion communautaire des écosystèmes de mangrove, entre les Universités belges, les ONG universitaires d'UNI4COOP et leurs partenaires du sud (Universités et Instituts de recherche, ONG et associations de terrain, collectivités territoriales). Par cette démarche de partage et de mutualisation des connaissances, ainsi que par leur diffusion auprès des partenaires et communautés locales, le projet a pour ambition de favoriser l’émergence d’approches innovantes et l’amélioration des pratiques en matière de gestion locale des ressources naturelles. Le projet comprend notamment la production d’une «  boîte à outils » mise en commun.

L’entreprise sociale Kinome, au sein de l’antenne sénégalaise de l’ONG ADG (Gembloux) représentant UNI4COOP est chargée de coordonner les activités et d'animer le réseau des partenaires.

Ce projet d’une durée de 1 an permet de poursuivre les activités menées lors de 2 projets antérieurs financés par l’AWAC et d’autres projets d’un collectif de deltas en Afrique de l’Ouest. Il a débuté le1er février 2018.

Le financement wallon est de 168 300 EUR et le cofinancement assuré par le porteur de18 700 EUR

Contact : www.kinome.fr

 

nebedayEchange de pratiques agri durables avérées et innovantes

Deux participants sénégalais au stage de conception de projets organisé en 2017 à Gembloux ont rédigé d’excellents avant projets pour leurs communautés rurales. L’ONG ULB Coopération porte un projet de synergie entre leurs deux associations : NEBEDAY et Am Bé Koun - Solidarité (ABK-S).

Le travail de Mbene Diakhate (NEBEDAY) proposait la mise au point d’un herbicide naturel à base d’huiles extraites de plantes sauvages (notamment de Neem) pour les communautés locales aux alentours de la forêt classée de Sangako (Tabacouta). L’avant projet de Ousmane Touré (ABK-S) portait sur le développement de l’agroforesterie villageoise avec des arbres fertilitaires dans la commune de Sinthiou Malème (Tambacounda).

La synergie organisée a pour objectif de contribuer à l’amélioration de la résilience de populations rurales face aux effets des changements climatiques à travers des dispositifs de reboisements, de pratiques agro-durables, d’agroforesterie, de gestion des écosystèmes forestiers et de production d’intrant bio.

NEBEDAY apportera par exemple à son nouveau partenaire son expertise en organisation de campagnes de cinéma débat alors que ABK apportera son modèle d'aménagement de périmètres agro-forestiers avec inoculation des essences et fournira aux paysans de Tabacouta des semences d’arbres fertilitaires. Une capitalisation et la communication des expériences et des résultats est prévue.

Le projet d’une durée de 2 ans a débuté le 1er janvier 2018. La subvention wallonne gérée par ULB Coopération s’élève à 134 487 EUR et cofinancement de 14.749 EUR assuré par le porteur du projet.

Contact :

  Thierry De Coster, Chargé de projets

+32 (0)2 650 61 03, thierry.decoster@ulb-cooperation.org

Bureau : ULB – Campus de la Plaine, accès 2, bâtiment MA – 1050 Bruxelles – Belgique

sarayaku

Grace à la 1ere subvention de la Wallonie au peuple Sarayaku dans la forêt amazonienne d’Equateur, la « Frontière » d’arbre à fleurs délimitant leur territoire a été agrandie. Les espaces ouverts dans la végétation pour planter les arbres nécessitent au début des entretiens réguliers pour ne pas disparaitre sous les repousses de la forêt.

Une équipe de "Kaskirunas" (gardes-forestiers autochtones) a été bien lancée et équipée mais doit être renforcée techniquement et être reconnue par diverses instances nationales et/ou régionale

La proposition d'aire protégée incluant le concept de "Kawsak Sacha" (Forêt vivante) et les droits des populations qui y vivent a franchi les portes d'organismes et dispose maintenant de divers outils de diffusion. Il reste à développer une reconnaissance en tant que statut.

Le projet sera prolongé jusque décembre 2018 grâce à une subvention de 95.000 € via l’ASBL Pierreuse et Ailleurs de Liège

Contact : Tania Monville, ASBL pierreuse et ailleurs, Liège

tania.tusl@gmail.com

 

stageLe stage en conception de projets pour le développement durable, l’adaptation et l’atténuation aux changements climatiques" organisé par l’ONG Aide au Développement Gembloux (ADG), en collaboration avec Gembloux Agro-Bio Tech - Université de Liège, à l’initiative du Ministre Di Antonio en 2017, a permis un renforcement considérable des compétences de 14 jeunes porteurs ou employés de projets en Afrique, ainsi qu’un jeune participant haïtien.

Sur base des bons résultats et de nouvelles demandes de stagiaires, l’expérience sera renouvelée en 2018 grâce à un financement de 178 000€.

Ce stage méthodologique est organisé par l’ONG Aide au Développement Gembloux (ADG) en collaboration avec le Laboratoire d’Agroécologie tropicale de la Faculté Gembloux Agro-Bio Tech. Il vise à répondre aux besoins des acteurs de développement au Sud, de maîtriser les outils méthodologiques permettant de mieux identifier et de réaliser des actions collectives pertinentes. Il leur permettra d’ intégrer, dans leurs actions, des connaissances et des compétences relatives à la vulnérabilité, aux changements climatiques, à leurs effets et aux moyens d’y faire face.

Le stage s’appuie sur l’appropriation, par les acteurs des pays du Sud, de leur développement et des stratégies permettant d’atteindre celui-ci. Il vise à développer des compétences individuelles, inscrites dans une dimension institutionnelle, à savoir les organisations qui emploient ces acteurs du développement. Il renforce le rôle critique de ces professionnel s afin de leur permettre de relever pleinement et activement les enjeux, en particulier climatiques, auxquels leur pays est confronté.

Le module méthodologique du stage fait l’objet d’ un « Certificat en Gestion de Cycle du Projet et approche de Gestion Axée Résultats ». La durée de la formation est de 12 semaines (du 23 avril au 13 juillet 2018. Les 16 candidats inscrits (12 hommes, 4 femmes) viennent de RDC, du Sénégal, du Bénin, du Burkina Faso, de Haïti, de Guinée et du Rwanda.

Financement : 175 000 EUR

Contact : Michel SONET, Laboratoire d’Agroécologie tropicale,Faculté Gembloux Agro-Bio Tech, Université de Liège

sgi.gembloux@uliege.be

Appel 2018En 2018, le Gouvernement wallon entend maintenir ses engagements solidaires au travers de ses versements aux fonds internationaux pour le climat et en lançant un nouvel appel à projets bilatéraux. 

L’objectif général de ce nouvel appel est de mettre en oeuvre des projets de développement durable, en relation avec l’adaptation aux changements climatiques et/ou l’atténuation des émissions des gaz à effet de serre.

 

 

Le projet doit avoir un des objectifs spécifiques ci-dessous :

      • L’adaptation de l’agriculture familiale aux contraintes environnementales, accentuées par le réchauffement climatique (y compris les questions d’élevage, la lutte contre l’érosion des sols et la gestion de l’eau agricole),
      • La lutte contre la déforestation et la gestion des espaces forestiers (y compris les mangroves et la lutte contre la déforestation par l’optimisation ou la réduction de l’utilisation du bois de chauffe),
      • La gestion optimale de la ressource en eau, incluant la captation d’eau et l’assainissement des eaux usées.

Appel 2018 2Outre l’objectif général et l’objectif spécifique sélectionné, le projet proposé sera reproductible dans le temps et/ou dans l’espace, et devra :

      • Développer ou renforcer des capacités,
      • Contribuer aux besoins essentiels de la partie la plus pauvre de la population,
      • Impliquer des autorités nationales ou locales, de même que la société civile,
      • Valoriser les compétences wallonnes à disposition,
      • Intégrer une approche genre.

Les pays concernés sont la République démocratique du Congo, le Rwanda et le Burundi, le Sénégal, le Bénin et le Burkina Faso. Ces pays font partie des pays moins avancés que les accords conclus dans le cadre de la Convention cadre des Nations unies sur les Changements climatiques recommandent d’aider. 

Les porteurs de projets pourront bénéficier d’une subvention maximale de 200.000 euros de l’AwAC. Par projet, un cofinancement doit être apporté, pour un minimum de 10% du budget total éligible. Le cofinancement peut être apporté par le porteur ou un autre bailleur. Il peut éventuellement être apporté en nature (contre partie locale en infrastructure ou main d’oeuvre par ex).

Appel 2018 3L’appel 2018 s’adresse à des porteurs (demandeurs) dont le siège se situe en Wallonie ou à Bruxelles qui confient la réalisation du projet sur place soit à un ou plusieurs partenaires locaux, soit à leur antenne locale en collaboration avec un ou plusieurs partenaires locaux.

Le projet doit débuter au plus tard durant le premier trimestre 2019, pour une durée 3 années maximum. Il doit prévoir et démontrer les mécanismes mis en place pour assurer la durabilité des résultats. 

 

Vous trouverez plus de détails en téléchargeant les documents suivants :

Appel à projets solidarité climatique AWAC 2018 download PDF
Formulaire projet appel Awac 2018 download DOCX
Grille d'évaluation projets solidarité climatique AWAC 2018 download PDF
formulaire Budget détaillé  download XLS

Origine des polluants

Emiss blackcarboneLe Black Carbon (BC), appelé également carbone suie ou encore carbone noir, est un polluant à très courte durée de vie, de quelques jours à quelques semaines, qui est émis lors de la combustion incomplète des combustibles fossiles et de la biomasse. Les secteurs les plus émetteurs sont le transport, en particulier les véhicules diesel, et le chauffage.

Le black carbon appartient à la catégorie des particules fines. Deux caractéristiques le distinguent des autres polluants : c’est un composé constitué de carbone (C) et sa couleur noire absorbe le rayonnement lumineux. Il appartient à la sous-catégorie des particules fines dont le diamètre est inférieur à 2,5 µm (PM2,5), son diamètre étant d’ailleurs en général inférieur au micron.

Le BC a donc un impact tant sur les changements climatiques que sur la qualité de l’air et donc la santé.

Effet du polluant 

Impact du black carbon sur le réchauffement climatique

Les particules en suspension dans l’atmosphère (aérosols) ont la faculté de diffuser et d’absorber le rayonnement solaire à des degrés divers, assez mal connus. Grosso modo, la diffusion vers le haut entraîne un refroidissement du climat, l’absorption s’accompagne d’un réchauffement. Le BC, par sa couleur noire, a la particularité d’absorber la lumière (solaire). Il contribue ainsi au réchauffement climatique. Il se distingue cependant des gaz à effet de serre qui absorbent le rayonnement thermique émis par le sol et ont un temps de vie plus long (100 ans pour le CO2). Il est ainsi considéré comme un polluant climatique à court durée de vie.

Par ailleurs, en se déposant sur la neige ou la glace, le BC contribue à en accélérer la fonte. Les régions polaires sont donc particulièrement sensibles au BC. À cet égard, bien que la contribution du secteur maritime aux émissions de black carbon soit considérée comme secondaire, du fait des nouvelles routes maritimes qui s’ouvrent dans l’Arctique en raison des changements climatiques, la contribution relative du secteur dans ces régions est une source d’inquiétude.

Le BC n'est jamais émis seul et peut notamment être émis avec des composés qui refroidissent l'atmosphère. Dès lors, le bilan radiatif global est difficile à établir. Dans le dernier rapport du GIEC, le pouvoir radiatif du BC sur la glace et la neige est estimé à 0.04 (0.02 to 0.09) W m–2. Le Programme des Nations Unies pour l’environnement et l’Organisation météorologique mondiale ont estimé que réduire les émissions de polluants climatiques à courte durée de vie de certaines sources clés comme le transport, l’agriculture, les déchets, l’industrie et les foyers de cuisson pourrait réduire le réchauffement de 0.5°C en 2050.

Impact du black carbon sur la qualité de l’air et la santé.

Les impacts du black carbon sont rarement étudiés isolément, car les études se concentrent davantage sur les particules fines PM2,5 qui couvrent le BC. Deux caractéristiques le rendent toxiques. Tout d’abord, en tant que particule fine, le black carbon a la propriété de s’infiltrer profondément dans l’appareil respiratoire et de passer dans le sang. Il a donc une incidence sur les maladies respiratoires/cardio-vasculaires et les cancers. Ensuite, le black carbon est toujours associé à des composés organiques et peut également être associé à des composés métalliques susceptibles d’avoir des propriétés cancérigènes.

Dans son dernière rapport sur la qualité de l’air, l’Agence Européenne pour l’Environnement estime que les PM2,5 (particules fines d’une taille inférieure à 2,5 µm) ont entraîné 436.000 décès prématurés  Premature deaths are deaths that occur before a person reaches an expected age. This expected age is typically the age of standard life expectancy for a country and gender. Premature deaths are considered to be preventable if their cause can be eliminated. Years of life lost (YLL) are defined as the years of potential life lost owing to premature death. It is an estimate of the average years that a person would have lived if he or she had not died prematurely. YLL take into account the age at which deaths occur, giving greater weight to deaths at a younger age and lower weight to deaths at an older age. It gives, therefore, more nuanced information than the number of premature deaths alone.dans l’UE en 2013. En Belgique, pour la même année, ce chiffre est de 10.050.

Inventaires et mesures

Les émissions du BC sont calculées comme un pourcentage des émissions des particules fines. Les émissions de BC ne peuvent donc pas être plus élevées que celles des PM2,5.

La Belgique (et donc la Wallonie) rapporte ses inventaires de BC depuis février 2015 (donc en février 2016 sur les émissions 2000-2014). Même si on observe une forte diminution, en particulier grâce à la pénétration de plus en plus importante des filtres à particules dans le parc des véhicules diesel, le secteur du transport routier représente le secteur le plus problématique suivi par le résidentiel. 

 Emiss blackcarbonegraph

 

En Wallonie, trois stations télémétriques mesurent en continu les concentrations de BC dans l’air ambiant à Charleroi, Herstal et Vielsalm. Les deux premières sont situées dans des environnements urbain et industriel, et la troisième est une station de fond rural. En 2016, les concentrations moyennes annuelles sont respectivement de 1.47, 1.34 et 0.44 µg/m³. Une station de mesure sera également prochainement installée dans le centre de Namur.

Par ailleurs, en plus de ces stations fixes, deux campagnes de mesures mobiles ont eu lieu en Wallonie entre 2014 et 2017 : l’une près du Grognon à Namur et l’autre à Liège dans le cadre du projet Extracar de l’Issep. Ces campagnes ont été réalisées à pied et à vélo à l’aide d’analyseurs portables et ont permis de cartographier et d’identifier plus finement les hotspots de pollution au BC.

Le BC constitue un très bon indicateur des sources de pollution locale. Grâce aux mesures optiques de certains analyseurs BC, il est possible de retracer l’origine de la pollution (transport ou chauffage).

Réglementation – absence d’objectif spécifique

En décembre 2016, une nouvelle directive été adoptée : la directive 2016/2284/UE concernant la réduction des émissions nationales de certains polluants atmosphériques. Elle abroge et remplace la directive 2001/81/CE. Elle ne fixe plus de plafonds d’émissions (chiffres absolus), mais des objectifs de réduction (chiffres relatifs) pour 2020 et 2030 par rapport à 2005 pour 5 polluants. Par rapport aux polluants visés par la première directive NEC, des objectifs relatifs aux particules fines (PM2,5) ont été ajoutés afin d’améliorer la protection de la santé. La directive pointe également le BC comme étant un polluant important à prendre en compte dans ces PM2,5, mais ne fixe pas d’obligation de réduction spécifique. En plus des plafonds, elle impose aux Etats membres de définir, pour le 1er avril 2019, un Programme national de lutte contre la pollution atmosphérique. Dans ce contexte, il leur est demandé d’accorder la priorité au BC dans le cadre des mesures de réduction des particules fines. Elle incite en particulier les Etats membres à réduire les émissions de ce polluant émis lors du brûlage des résidus agricoles (interdiction de brûlage et/ou mise en place de bonnes pratiques de gestion de résidus agricoles permettant d’éviter cette pratique).

 

Origine des polluants

Sous ce vocable sont regroupées les émissions de différents métaux qui présentent un caractère toxique pour l’environnement et la santé humaine. Les métaux lourds dont les émissions atmosphériques anthropiques doivent être rapportées annuellement aux instances internationales sont : le plomb (Pb), le cadmium (Cd), le mercure (Hg), le cuivre (Cu), le nickel (Ni), le sélénium (Se) et le zinc (Zn).
Ils existent naturellement mais en quantités très faibles dans les sols, l’eau et l’air. Des métaux peuvent être présents dans les poussières émises par les foyers de combustion, la circulation automobile, les activités de fabrication et de traitement des métaux, l’incinération des déchets. Le plomb, quant à lui, provenait surtout de l’ajout d’antidétonants dans les essences destinées aux véhicules automobiles. Il est également entré dans la composition de nombreuses peintures.

Ils sont souvent liés aux particules fines, à l’exception du mercure, qui est principalement gazeux. Une partie des métaux lourds dans l’atmosphère retombe aux alentours de leur source d’émissions, d’autres peuvent être transportés sur de longues distances par les courants aériens.

On retrouve principalement :
      • le plomb (Pb) qui est d’origine industrielle et automobile. Le plomb tétraéthyle était utilisé comme additif dans l’essence. A partir des années 90, des substituts ont été utilisés dans l’essence dite sans plomb. Mais, jusqu’en 2000, les essences pouvaient toujours contenir du plomb qui était émis à l’atmosphère lors de la combustion. Les émissions liées au transport ont ainsi décru de façon très importante. Les émissions industrielles sont, quant à elles, restées relativement stables. Des efforts ont été toutefois portés sur les gros émetteurs.
      • l’arsenic (As) qui est un élément extrêmement toxique. Dans le milieu naturel, on trouve de l'arsenic assez abondamment dans la croûte terrestre, et en petites quantités dans la roche, le sol, l'eau et l'air. Des procédés industriels tels que l'exploitation minière, la fonte de minerais et les centrales électriques au charbon contribuent tous à la présence d'arsenic dans l'air, l'eau et le sol. La contamination de l'environnement est également imputable à des pesticides agricoles et à des substances chimiques utilisées dans le traitement du bois qui contiennent de l'arsenic.
      • le cadmium (Cd) rejeté dans l’atmosphère provient de sources naturelles comme les éruptions volcaniques. Les activités industrielles sont la principale source de son émission dans l’air : fabrication des accumulateurs électriques, dans l’industrie électronique et chimique, la photographie et dans la métallisation des surfaces.
      • le nickel (Ni) provient principalement de la combustion de combustibles fossiles (charbons, fiouls…) et de certains procédés industriels de traitements de surface. Les émissions de nickel ont fortement diminué grâce à la diminution importante de la consommation de fuel lourd dans lequel la teneur en nickel est importante.
Effets
      • Effets sur la santé : L’impact sur la santé des métaux lourds est très variable. Certains métaux lourds sont plus toxiques que d’autres, mais celle-ci va également être très dépendante de la forme chimique selon laquelle se trouve le métal : selon son degré d’oxydation, selon les molécules minérales ou organiques auxquelles il est associé,…). Le mode d’entrée dans le corps humain aura également un impact (inhalation ou ingestion).
Parmi les métaux lourds :

 

        • l'arsenic est un élément extrêmement toxique, la forme trivalente étant plus toxique que la forme pentavalente. Il peut provoquer des cancers notamment des poumons ou de la peau.
        • le cadmium est un élément toxique (il perturbe le métabolisme du calcium avec notamment des dégâts rénaux) et cancérigène.
        • la toxicité du chrome varie fortement selon son état d’oxydation. Sous forme métallique Cr, il est stable et non toxique. Sous forme trivalente Cr3+, il est indispensable à la vie tandis que sous forme hexavalente Cr6+, il est hautement toxique et cancérigène.
        • le nickel est un élément hautement toxique notamment pour l'appareil respiratoire. Il est également mutagène et cancérigène.
        • l’antimoine est un élément toxique.
        • le mercure provoque des maladies immunologiques, cardiovasculaires, rénales et neurologiques. Les effets sur le système immunitaire apparaissent pour de très faibles concentrations.
        • le plomb est toxique pour le système nerveux et la plupart des organes vitaux (saturnisme).

           

      • Effets sur les écosystèmes : Certains métaux lourds vont avoir un impact sur les capacités reproductives des oiseaux et mammifères, d’autres sur leur système hormonal. Les écosystèmes forestiers subissent également un stress suite à l’accumulation de métaux lourds. Certaines surfaces agricoles subissent également une contamination par les métaux lourds suite à l’utilisation de certains sous-produits pour l’amendement/engraissage des sols (boues de station d’épuration, scories Thomas de déphosphoration issues de la fabrication d’acier).
      • Effets sur les biens et sur l’économie : Les métaux présents dans les gaz d’échappement comme le plomb, le fer, l’aluminium, le manganèse ou le nickel, peuvent servir de catalyseurs dans les phénomènes de dissolution du calcaire par les acides gazeux de l’atmosphère.

 

 

Secteurs les plus émetteurs

La composition du tissu industriel wallon, historiquement axé sur la sidérurgie, explique qu’en Région wallonne le secteur industriel a été, et est encore aujourd’hui, le principal secteur émetteur de métaux lourds.

Les trois secteurs suivants représentent plus de 90% des émissions de métaux lourds en Wallonie :

Emiss ML tab1

Évolution des émissions

Les émissions de métaux lourds ont fortement diminué depuis 1990.  Ceci est essentiellement dû aux mesures d’abattement des particules qui ont été prises via les permis d’environnement pour les industries et le secteur des producteurs d’énergie. La conjoncture économique et principalement la fermeture de la plupart des outils sidérurgiques ont également contribué à la réduction des émissions.  Le remplacement du charbon et du fuel lourd par le gaz naturel participe également à cette diminution.

Emiss ML graph1

Emiss ML graph2

Objectifs de réduction

Les émissions de métaux lourds sur le territoire belge sont soumises au niveau international au protocole UNECE d’Aarhus (dans le cadre de la Convention UNECE sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance.

Ce protocole d’Aarhus a pour objet de lutter contre les émissions de métaux lourds (plomb (Pb), cadmium (Cd) et mercure (Hg)), d’origine anthropique, qui sont transportées dans l’atmosphère à longue distance et qui sont susceptibles de provoquer des effets nocifs sur la santé ou sur l’environnement.  Il fixe pour cela un certain nombre d’obligations selon deux axes :

      • d’une part, une réduction des émissions totales de Cd, Hg, Pb par rapport à 1990 des sources industrielles (sidérurgie et industrie des métaux non ferreux), des processus de combustion (production d’énergie et transport) et de l’incinération des déchets ;
      • d’autre part, l’application de valeurs limites d’émission pour les sources stationnaires nouvelles (2 ans après l’entrée en vigueur du Protocole) et les sources existantes (8 ans après l’entrée en vigueur) et l’utilisation des Meilleures techniques disponibles (MTD).

Afin de veiller à l’application de ces dispositions, les Parties doivent réaliser des inventaires d’émissions des trois métaux lourds précités.

Le Protocole impose également de supprimer les carburants au plomb et d’appliquer des mesures en matière de produits contenant ces métaux lourds (essence, piles, composants électriques, appareils de mesure, amalgames dentaires, pesticides, peintures…).

Les dispositions européennes suivantes ont contribué à transposer le Protocole de 1998 dans le droit de l’Union et contribuent à transposer et mettre en œuvre au niveau européen le Protocole amendé :

      • la directive 2004/107 du 15 décembre 2004 concernant l’arsenic, le cadmium, le mercure, le nickel et les Hydrocarbures aromatiques polycycliques dans l’air ambiant.  Elle impose notamment une valeur cible pour la concentration de Cd dans l’air ambiant (5 ng/m3), établit des méthodes et des critères communs pour évaluer les concentrations, notamment, de Cd et de Hg dans l’air ambiant, et favorise la mise à la disposition du public des informations ;
      • la directive 2008/50 du 21 mai 2008 concernant la qualité de l’air ambiant et un air pur pour l’Europe, qui établit un cadre pour l’évaluation et la gestion de la qualité de l’air ambiant, et fixe notamment une valeur limite de protection de la santé pour le plomb (0.5µg/m3) ;
      • la directive 2010/75 relative aux émissions industrielles (remplaçant la directive IPPC) qui cible de manière intégrée l’impact environnemental que peuvent engendrer les activités industrielles, en visant notamment les rejets de substances dans l’air.  Elle définit les règles pour l’octroi des permis aux exploitations industrielles et impose l’application des Meilleures Technologies Disponibles, la surveillance des rejets et la diffusion de l’information au public.
      • les directives en matière de normes de produits (compétence fédérale), notamment la directive 98/70 fixant des teneurs en plomb dans l’essence, ainsi que toutes les directives ultérieures en matière de qualité des fuels et les directives 91/157 et 98/101 relatives aux piles et accumulateurs, remplacées par la directive 2006/66 (modifiée par la directive 2008/12), fixant notamment des normes en matière de Hg et Cd.
      • le mercure est également réglementé par la Convention de Minamata, adoptée en 2013 dans le cadre du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement), et en cours de transposition par un règlement au niveau européen.  Elle vise non seulement les émissions de mercure et son usage dans des produits ou des processus industriels, mais aussi la gestion des déchets contenant du mercure, l’extraction, le stockage et le transport.  L’UE et la Belgique ont signé la Convention en 2013 et ont entamé le processus de ratification (au sein des trois Régions et du Fédéral).

Au niveau belge, le Protocole d’Aarhus est considéré comme mixte, c’est-à-dire qu’il ressortit des compétences fédérales et régionales.  

Les normes et certaines mesures de gestion des produits prévues dans les annexes VI et VII (teneur en plomb dans les carburants, mercure dans les piles, réduction de la concentration de métaux dans les produits…) sont du ressort des compétences fédérales et sont déjà mises en œuvre, essentiellement dans le cadre des dispositions européennes en matière de produit.

En ce qui concerne la Wallonie, la mise en œuvre du Protocole s’inscrit dans la législation existante wallonne, transposant les directives précitées, essentiellement :

      • l’Arrêté du Gouvernement wallon du 15 juillet 2010 relatif à l’évaluation et la gestion de la qualité de l’air ambiant ;
      • l’Arrêté ministériel du 31 janvier 2005 délimitant les zones et agglomérations pour l’évaluation et la gestion de la qualité de l’air ambiant.
      • le Décret du 11 mars 1999 relatif au permis d’environnement, ainsi que l’ensemble des arrêtés d’exécution.

La législation en matière de permis d’environnement prévoit notamment que les permis des établissements concernés doivent être actualisés dans un délai de quatre ans à compter de la publication des décisions concernant les conclusions sur les Meilleures Techniques Disponibles (MTD).

Plus d’informations sur ces obligations dans la partie législation ici

 

Origine du polluant

On désigne par le terme « particules » un ensemble de substances particulaires solides, ou liquides (alors nommées aérosols), qui restent en suspension dans l’air, en général de quelques jours à quelques années.
La taille des particules présentes dans l’air varie de 0,01 μm (10 nm) à environ 100 μm. Selon leur taille on parle de particules ultrafines, particules fines ou de particules grossières.

Emiss Particules graph1

Elles sont, selon leur granulométrie, transportées sur de plus ou moins longues distances par les courants atmosphériques. Ensuite elles retombent au sol sous l’action de leur propre poids (sauf pour les plus fines qui ont un comportement proche de celui d’un gaz) ou via les pluies.

Le mot « particule » englobe donc un ensemble de composés variés. On peut les classifier de différentes façons selon leur origine, leur dimension, leur composition et leur mode de formation. Cela est déterminant quant à l'importance de leur impact sur la santé humaine et les écosystèmes.

Si l’on entend de plus en plus parler des particules lorsqu’on évoque les problèmes de pollution de l’air, c’est parce que de plus en plus d’études démontrent leur impact sur la santé, surtout lorsque celles-ci sont de petite taille.

Critères de classification des particules

Les particules constituent un mélange complexe qui varie selon leur origine, le mode de formation et les dimensions des substances particulaires qui les composent.

L’origine des particules en suspension dans l’air est très variée. Elle peut être naturelle : volcans, érosion due au vent, embruns marins ou issue des activités humaines : processus industriels, processus de combustion (gaz d’échappements des véhicules, équipements de chauffage, combustion industrielle,…), usure de la chaussée, des pneumatiques, des pièces métalliques, sel et sable utilisés pendant l’hiver, etc.

Selon leur mode de formation, on distingue des particules :

      • primaires = émises telles quelles dans l’atmosphère ;
      • secondaires = qui se forment dans l’air par réactions physico-chimiques à partir d’autres polluants. Exemples : les oxydes d’azote (NOx) et l’ammoniac (NH3), qui réagissent pour former des particules secondaires de nitrate d’ammonium (NH4NO3), les composés organiques volatils qui évoluent pour former des particules secondaires organiques.

Sur base de leurs dimensions, on les classe comme :

      • poussières sédimentables : ce sont les plus grosses, elles retombent vite et donc ne sont pas vraiment des « particules en suspension ». Pourtant, selon leur nature, elles peuvent avoir des impacts importants sur l’environnement et la santé humaine dans les alentours de leur lieu d’émission ;
      • poussières en suspension : c’est l’ensemble des particules en suspension de diamètre moyen inférieur à 75 microns (soit à peu près le diamètre d’un cheveu). Pour qualifier la mesure de poussières en suspension, on parle de « TSP » pour « Total Suspended Particles » ;
      • PM10 (PM = « Particulate Matter ») : particules inférieures à 10 microns ;
      • PM2,5 : inférieures à 2,5 microns, dites « particules fines ». Très légères, elles peuvent rester plusieurs jours en suspension dans l’air ;
      • PM1 : particules ultrafines, de diamètre inférieur à 1 micron.

Il s’agit donc d’une classification où chaque catégorie englobe également les catégories de dimensions inférieures.

Il convient de remarquer qu’à l’heure actuelle ce sont les catégories de particules PM10 et de taille inférieure qui font l’objet d’une attention particulière car ce sont elles qui sont les plus nocives pour la santé.
Sur base de leur composition :

Les particules présentes dans l’atmosphère consistent en fait en un « cocktail complexe » de différentes substances, qui sont classées selon les catégories principales suivantes :

      • Les poussières minérales : Elles sont essentiellement d’origine terrigène (érosion des sols et remise en suspension de particules présentes sur le sol), mais peuvent aussi provenir des matériaux de construction (p.ex. démolition, disquage…), de procédés industriels produisant/utilisant des matières minérales pulvérulentes (chaux, ciment, minerais…).
      • Les espèces ioniques :
          • les sels marins (embruns), dont les ions constitutifs sont le sodium (Na+), le magnésium (Mg++), le calcium (Ca++), les chlorures (Cl-), les sulfates (SO4--).
          • les autres sels, dont certains sont d’origine primaire (comme le potassium K+ qui est généralement émis lors de la combustion de la biomasse) ou les sels secondaires qui se forment à partir de gaz présents dans l’atmosphère (oxydes d’azote, oxydes de soufre et ammoniac).
      • Les espèces carbonées
          • le carbone élémentaire (EC, pour « Elemental Carbon »). Il est constitué de microcristaux de graphite. On parle aussi de carbone suie ou de « Black Carbon » (carbone noir). Ces différents termes désignent approximativement les mêmes groupes de particules. La distinction réside dans la méthode utilisée pour les caractériser.
          • le carbone organique (OC, pour « Organic Carbon »). Il désigne l’ensemble des autres molécules organiques qui ne sont pas de type carbone élémentaire (EC) présentes dans un échantillon de poussières prélevées dans l’air. Elles sont notamment constituées de monosaccharides (provenant de la combustion de bois), de HAP, d’alcanes (exclusivement composés de carbones et d’hydrogène), d’acide oxalique,…
Effets
      • Effets sur la santé : L’inhalation des particules fines est à l’origine de nombreux problèmes, notamment respiratoires et cardio-vasculaires. Plus d’informations ici.
      • Effets sur les écosystèmes : Les particules vont également avoir un impact sur les espèces animales qui, tout comme les hommes, vont les respirer. Le dépôt physique des particules sur les végétaux va par ailleurs avoir un effet sur leur croissance. Les éléments toxiques contenus dans les particules vont également s’accumuler dans les sols et les écosystèmes.
      • Effets sur les biens et sur l’économie : Les particules de suies vont notamment être à l’origine du noircissement de la surface des monuments.
Secteurs les plus émetteurs

Les trois secteurs suivants représentent plus de 90% des émissions de PM2,5 en Wallonie :

Emiss Particules tab1
Les trois secteurs suivants représentent plus de 80% des émissions de PM10 en Wallonie :

Emiss Particules tab2

Évolution des émissions

Les émissions de particules ont fortement diminué depuis 2000.  Ceci est essentiellement dû aux mesures d’abattement des particules qui ont été prises via les permis d’environnement pour les industries et le secteur des producteurs d’énergie. La conjoncture économique a également contribué à la réduction des émissions au niveau de l’industrie.  Dans le secteur du transport, une diminution est également remarquée grâce à la généralisation de véhicules équipés de filtres à particules.

Par contre, une augmentation des émissions de particules est observée dans le résidentiel. Ceci est principalement dû à l’utilisation accrue de systèmes de chauffage au bois.

Emiss Particules graph2

Emiss Particules tab3

Emiss Particules graph3

Emiss Particules tab4

Objectifs de réduction

Au niveau international, les émissions de particules (PM2,5) sur le territoire belge sont règlementées par le Protocole « LRTAP » de Göteborg  de 1999, amendé en 2012, qui fixe un objectif juridiquement contraignant à l’horizon 2020 de réduction des émissions de PM2,5 de 20 % par rapport aux émissions de 2005, ce qui correspond pour la Wallonie à un plafond d’émissions d’environ 11 kt pour 2020, pour les sources stationnaires et mobiles.

Au niveau européen, la directive 2001/81, dite directive NEC (pour National Emissions Ceilings), a fixé des plafonds nationaux d’émission en valeur absolue par Etat membre pour 2010 par rapport à 1990. Cette directive est en cours d’amendement afin de fixer des objectifs de réduction pour 2020 et 2030. Il s’agit d’objectifs de réduction spécifiques par Etat membre (chiffres relatifs) de 5 polluants, dont les PM2,5. Pour 2020, il s’agit des mêmes objectifs que pour le Protocole de Göteborg. Pour 2030, la Belgique devra réduire ses émissions de 39 % par rapport à 2005, ce qui correspondra à un plafond entre 8 et 9 kt pour la Wallonie.

D’autres dispositions européennes, transposées dans le droit wallon, contribuent à réduire les émissions d’oxyde d’azote, dont la directive IED 2010/75 du 24 novembre 2010 relative aux émissions industrielles, qui impose des normes et valeurs limites d’émission dans les permis et l’usage des Meilleures Technologies Disponibles (MTD) pour les grandes installations industrielles, ainsi que la nouvelle directive 2015/2193 du 28 novembre 2015 relative aux émissions de certains polluants provenant des installations de combustion moyennes (1 à 50 MW) (dite directive MCP - Medium Combustion Plants).

Plus d’informations sur ces obligations dans la partie législation ici

Go to top