Origine du polluant

On désigne par le terme « particules » un ensemble de substances particulaires solides, ou liquides (alors nommées aérosols), qui restent en suspension dans l’air, en général de quelques jours à quelques années.
La taille des particules présentes dans l’air varie de 0,01 μm (10 nm) à environ 100 μm. Selon leur taille on parle de particules ultrafines, particules fines ou de particules grossières.

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Elles sont, selon leur granulométrie, transportées sur de plus ou moins longues distances par les courants atmosphériques. Ensuite elles retombent au sol sous l’action de leur propre poids (sauf pour les plus fines qui ont un comportement proche de celui d’un gaz) ou via les pluies.

Le mot « particule » englobe donc un ensemble de composés variés. On peut les classifier de différentes façons selon leur origine, leur dimension, leur composition et leur mode de formation. Cela est déterminant quant à l'importance de leur impact sur la santé humaine et les écosystèmes.

Si l’on entend de plus en plus parler des particules lorsqu’on évoque les problèmes de pollution de l’air, c’est parce que de plus en plus d’études démontrent leur impact sur la santé, surtout lorsque celles-ci sont de petite taille.

Critères de classification des particules

Les particules constituent un mélange complexe qui varie selon leur origine, le mode de formation et les dimensions des substances particulaires qui les composent.

L’origine des particules en suspension dans l’air est très variée. Elle peut être naturelle : volcans, érosion due au vent, embruns marins ou issue des activités humaines : processus industriels, processus de combustion (gaz d’échappements des véhicules, équipements de chauffage, combustion industrielle,…), usure de la chaussée, des pneumatiques, des pièces métalliques, sel et sable utilisés pendant l’hiver, etc.

Selon leur mode de formation, on distingue des particules :

Sur base de leurs dimensions, on les classe comme :

Il s’agit donc d’une classification où chaque catégorie englobe également les catégories de dimensions inférieures.

Il convient de remarquer qu’à l’heure actuelle ce sont les catégories de particules PM10 et de taille inférieure qui font l’objet d’une attention particulière car ce sont elles qui sont les plus nocives pour la santé.
Sur base de leur composition :

Les particules présentes dans l’atmosphère consistent en fait en un « cocktail complexe » de différentes substances, qui sont classées selon les catégories principales suivantes :

Effets
Secteurs les plus émetteurs

Les trois secteurs suivants représentent plus de 90% des émissions de PM2,5 en Wallonie :

Emiss Particule tab1 2019Les trois secteurs suivants représentent plus de 85% des émissions de PM10 en Wallonie :

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Évolution des émissions

Les émissions de particules ont fortement diminué depuis 2000.  Ceci est essentiellement dû aux mesures d’abattement des particules qui ont été prises via les permis d’environnement pour les industries et le secteur des producteurs d’énergie. La conjoncture économique a également contribué à la réduction des émissions au niveau de l’industrie.  Dans le secteur du transport, une diminution est également remarquée grâce à la généralisation de véhicules équipés de filtres à particules.

Par contre, une augmentation des émissions de particules est observée dans le résidentiel. Ceci est principalement dû à l’utilisation accrue de systèmes de chauffage au bois.

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Objectifs de réduction

Au niveau international, les émissions de particules (PM2,5) sur le territoire belge sont règlementées par le Protocole « LRTAP » de Göteborg  de 1999, amendé en 2012, qui fixe un objectif juridiquement contraignant à l’horizon 2020 de réduction des émissions de PM2,5 de 20 % par rapport aux émissions de 2005, ce qui correspond pour la Wallonie à un plafond d’émissions d’environ 11 kt pour 2020, pour les sources stationnaires et mobiles.

Au niveau européen, la directive NEC II 2016/2284, dite directive NEC (pour National Emissions Ceilings), a fixé des objectifs nationaux aux horizons 2020 et 2030 par rapport aux émissions de 2030.  Les objectifs fixés pour 2020 sont identiques aux objectifs fixés par le protocole de Göteborg.  Pour 2030, la Belgique devra réduire ses émissions de 39% par rapport à 2005.  Afin de pouvoir se référer à des chiffres concrets, les objectifs relatifs (pourcentage de réduction) ont été traduits en un plafond d’émission belge en termes absolus (kt). Ce plafond belge a ensuite été reparti entre les trois Régions selon leur contribution respective au total belge, pour chaque polluant.   Cela représente pour les PM2,5, un plafond d’émissions de 11,3 kt en 2020 et de 8,8 kt en 2030.  En 2017, la Wallonie a déjà atteint et même dépassé les objectifs de 2020.  Par contre, il reste un effort à fournir pour réduire les émissions d’ici 2030.

D’autres dispositions européennes, transposées dans le droit wallon, contribuent à réduire les émissions de poussières, dont la directive IED 2010/75 du 24 novembre 2010 relative aux émissions industrielles, qui impose des normes et valeurs limites d’émission dans les permis et l’usage des Meilleures Technologies Disponibles (MTD) pour les grandes installations industrielles, ainsi que la nouvelle directive 2015/2193 du 28 novembre 2015 relative aux émissions de certains polluants provenant des installations de combustion moyennes (1 à 50 MW) (dite directive MCP - Medium Combustion Plants).

Plus d’informations sur ces obligations dans la partie législation ici