Des conséquences globales actuelles

Evolution de la température moyenne mondiale

Les principaux impacts observés sont :

Une augmentation de la température de 0,85°C entre 1880 et 2012. A cet égard, une vidéo réalisée par la NASA illustre bien l'évolution de la température : http://www.youtube.com/watch?v=EoOrtvYTKeE

Des décennies plus chaudes : « chacune des trois dernières décennies a été successivement plus chaude à la surface de la Terre que toutes les décennies précédentes depuis 1850 ».

En raison de la variabilité naturelle du climat, les tendances calculées sur des périodes courtes sont très sensibles à la date de début et de fin de la période considérée, et ne reflètent généralement pas les tendances climatiques de long terme. Par exemple, le rythme du réchauffement sur les 15 dernières années (1998−2012; augmentation de 0,05 °C par décennie), qui débutent par un fort épisode El Niño (phénomène climatique qui se traduit par une hausse de la température à la surface de l'eau (10 mètres environ) de l'est de l'océan Pacifique, autour de l'équateur), est inférieur à la tendance calculée depuis 1951 (1951−2012; augmentation de 0,12 °C par décennie).

Glaciers et Océans
Intempéries

Perspectives mondiales pour le 21ème siècle


Impacts en Belgique aujourd'hui


Les changements climatiques sont des phénomènes globaux mais qui n'affectent pas de la même façon toutes les régions qui n'ont d'ailleurs par les mêmes moyens pour les anticiper et y faire face. En Belgique, 2011 a été l'année la plus chaude jamais observée depuis 1833. D'après l'Institut Royal Météorologique, « la température moyenne annuelle a atteint 11,6°C, soit 1,1°C au-dessus de la normale (10,5°C) et 0,1°C au-dessus du précédent record qui datait de 2007 ». http://www.meteo.be/meteo/view/fr/7609555-2011.html
Par ailleurs, en Belgique, les dix années les plus chaudes depuis 1833 se sont produites après 1988.
L'Institut Royal Météorologique a publié en 2009 un rapport intitulé « Vigilance climatique». Ce rapport présente l'analyse des observations des paramètres climatiques, enregistrés en Belgique depuis 1833. Ces impressionnantes séries de données permettent de déceler d'éventuelles tendances statistiques.


Une synthèse des principaux paramètres est reprise ci-dessous.

La température

graphique

La température a globalement augmenté de 2°C depuis le début des enregistrements en 1833. Deux bonds significatifs d'1°C d'amplitude chacun ont été observés aux alentours des années 1910 et 1980. Par ailleurs, on remarque aussi un accroissement du nombre annuel de jours sans gel (le gel arrivant plus tard dans l'année et repartant plus tôt en fin d'hiver).
En ce qui concerne les vagues de chaleur, le nombre annuel de jours durant lesquels la température maximale a excédé 25°C est assez variable et aucune tendance n'a été observée. Cependant le nombre annuel de jours où la température minimale a dépassé 15°C a augmenté (2 pics dans les années 1935 et 1980). Pour les vagues de chaleur proprement dites , une augmentation significative vers le milieu des années 1990 (NB : les vagues étaient également assez fréquentes dans les années 1940) a été constatée.
En ce qui concerne les vagues de froid, le nombre annuel de jours durant lesquels la température minimale est négative a tendance à baisser (avec un bond dans les années 1970). Le nombre annuel de vagues de froid est très variable d'une année à l'autre mais une tendance à la baisse se distingue quand même.

Les précipitations

graphique

Quantité annuelle de précipitations (en mm) à St-Josse-ten-Noode/Uccle, sur la période 1833-2007 (source : IRM, Vigilance Climatique)
Vers 1910, les précipitations annuelles ont augmenté de 7%. (au niveau saisonnier, ce sont surtout les précipitations hivernales et printanières qui ont tendance à augmenter tandis que les précipitations estivales et automnales n'évoluent pas de façon significative). Notons qu'aucune évolution n'a été observée pour le nombre annuel de jours avec précipitations (on ne considère que les jours où les précipitations ont atteint 1 mm).
Au niveau des pluies intenses et averses orageuses intenses , les trois valeurs les plus élevées de la série sont observées au cours de ces dernières années mais il est encore trop tôt pour tirer des conclusions statistiques. Par ailleurs, le maximum annuel de précipitations tombées en une heure ne semble montrer aucune tendance.
Les extrêmes annuels sur des durées supérieures à une semaine (observés généralement durant l'hiver) présentent une augmentation très significative avec un saut dans les années 1970.
En ce qui concerne les inondations, c'est un paramètre difficile à évaluer car l'aménagement du territoire doit également être pris en compte.
En conclusion, pour les précipitations, les résultats sont beaucoup moins spectaculaires que pour la température. Ceci est sans nul doute lié à la grande variabilité du paramètre dans nos régions.

Autres indicateurs météorologiques/climatiques

Le nombre de jours de neige a tendance à diminuer : une première diminution a eu lieu dans les années 1920 et une autre a suivi dans les années 1980. Par contre, si aucune tendance ne se dégage clairement à Uccle concernant l'épaisseur de la couche neigeuse et le nombre de jours avec enneigement au sol, à Saint-Hubert, le maximum annuel de l'épaisseur de la couche de neige a diminué (en particulier dans les années 1990).
La sécheresse est plus difficile à évaluer. L'observation du nombre de jours par an où les précipitations sont inférieures à 0,5mm ne permet de déceler aucune tendance. Notons toutefois que le record a été observé en 2007, « avec 37 jours consécutifs sans précipitations notables à Uccle, entre le 30 mars et le 05 mai ».
Pour les phénomènes de tempêtes, on peut s'intéresser à la vitesse du vent, bien que difficile à caractériser vu le développement de l'environnement. Une diminution d'environ 10% depuis les années 1980 a été constatée. L'occurrence et l'intensité des jours de tempêtes (où la vitesse du vent dépasse 70km/h) n'ont pas augmenté ces vingt dernières années.