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Appel 2018En 2018, le Gouvernement wallon entend maintenir ses engagements solidaires au travers de ses versements aux fonds internationaux pour le climat et en lançant un nouvel appel à projets bilatéraux. 

L’objectif général de ce nouvel appel est de mettre en oeuvre des projets de développement durable, en relation avec l’adaptation aux changements climatiques et/ou l’atténuation des émissions des gaz à effet de serre.

 

 

Le projet doit avoir un des objectifs spécifiques ci-dessous :

      • L’adaptation de l’agriculture familiale aux contraintes environnementales, accentuées par le réchauffement climatique (y compris les questions d’élevage, la lutte contre l’érosion des sols et la gestion de l’eau agricole),
      • La lutte contre la déforestation et la gestion des espaces forestiers (y compris les mangroves et la lutte contre la déforestation par l’optimisation ou la réduction de l’utilisation du bois de chauffe),
      • La gestion optimale de la ressource en eau, incluant la captation d’eau et l’assainissement des eaux usées.

Appel 2018 2Outre l’objectif général et l’objectif spécifique sélectionné, le projet proposé sera reproductible dans le temps et/ou dans l’espace, et devra :

      • Développer ou renforcer des capacités,
      • Contribuer aux besoins essentiels de la partie la plus pauvre de la population,
      • Impliquer des autorités nationales ou locales, de même que la société civile,
      • Valoriser les compétences wallonnes à disposition,
      • Intégrer une approche genre.

Les pays concernés sont la République démocratique du Congo, le Rwanda et le Burundi, le Sénégal, le Bénin et le Burkina Faso. Ces pays font partie des pays moins avancés que les accords conclus dans le cadre de la Convention cadre des Nations unies sur les Changements climatiques recommandent d’aider. 

Les porteurs de projets pourront bénéficier d’une subvention maximale de 200.000 euros de l’AwAC. Par projet, un cofinancement doit être apporté, pour un minimum de 10% du budget total éligible. Le cofinancement peut être apporté par le porteur ou un autre bailleur. Il peut éventuellement être apporté en nature (contre partie locale en infrastructure ou main d’oeuvre par ex).

Appel 2018 3L’appel 2018 s’adresse à des porteurs (demandeurs) dont le siège se situe en Wallonie ou à Bruxelles qui confient la réalisation du projet sur place soit à un ou plusieurs partenaires locaux, soit à leur antenne locale en collaboration avec un ou plusieurs partenaires locaux.

Le projet doit débuter au plus tard durant le premier trimestre 2019, pour une durée 3 années maximum. Il doit prévoir et démontrer les mécanismes mis en place pour assurer la durabilité des résultats. 

 

Vous trouverez plus de détails en téléchargeant les documents suivants :

Appel à projets solidarité climatique AWAC 2018 download PDF
Formulaire projet appel Awac 2018 download DOCX
Grille d'évaluation projets solidarité climatique AWAC 2018 download PDF
formulaire Budget détaillé  download XLS

En 2018, le Gouvernement wallon a lancé un appel à projets bilatéraux et 8 nouveaux projets voient le jour en 2019. Ils complètent les importants budgets (plus de 8 millions d’euros chaque année) versés par la Wallonie aux pays les moins avancés au travers des organismes internationaux reconnus pas l’ONU conformément aux engagements pris lors des COP sur le climat.
L’objectif général de ce nouvel appel était de mettre en oeuvre des projets bilatéraux de développement durable, en relation avec l’adaptation aux changements climatiques et/ou l’atténuation des émissions des gaz à effet de serre.
Les 8 projets sélectionnés répondent à un des objectifs spécifiques suivants :

      • L’adaptation de l’agriculture familiale aux contraintes environnementales, accentuées par le réchauffement climatique (y compris les questions d’élevage, la lutte contre l’érosion des sols et la gestion de l’eau agricole),
      • La lutte contre la déforestation et la gestion des espaces forestiers (y compris les mangroves et la lutte contre la déforestation par l’optimisation ou la réduction de l’utilisation du bois de chauffe),
      • La gestion optimale de la ressource en eau, incluant la captation d’eau et l’assainissement des eaux usées.

En outre, les projets visent à

      • Développer ou renforcer des capacités,
      • Contribuer aux besoins essentiels de la partie la plus pauvre de la population,
      • Impliquer des autorités nationales ou locales, de même que la société civile,
      • Valoriser les compétences wallonnes à disposition,
      • Intégrer une approche genre.

Les nouveaux projets se dérouleront en République démocratique du Congo, au Burundi, au Sénégal, au Bénin et au Burkina Faso. Ces pays font partie des pays moins avancés que les accords conclus dans le cadre de la Convention cadre des Nations unies sur les Changements climatiques recommandent d’aider.

Les porteurs de projets bénéficieront d’une subvention par projet d’environ 200.000 euros de l’AwAC ou de la Direction générale de l’Environnement, de l’Agriculture et des Ressources naturelles (DGO3). Pour chaque projet, un cofinancement minimum de 10% est apporté également par le porteur du projet et ses partenaires ou un autre bailleur.

Les 8 projets sont portés par des ONG, une Université et une Haute école de Wallonie ou de Bruxelles qui confient la réalisation sur place soit à un ou plusieurs partenaires locaux, soit à leur antenne locale en collaboration avec ses partenaires locaux.

Restoring the the soil’s life

FS2018-1-1Le projet des Iles de Paix, intitulé en moore ‘Ten Viiga’ pour sol vivant, va renforcer les capacités de 150 familles d’agriculteurs et agricultrices dans 10 villages à l’Est du Burkina-Faso.

 

Les techniques agricoles respectueuses de l’environnement de type agroforesterie seront intégrées dans la pratiques culturales des villages d’intervention. Les producteurs bénéficiaires du projet utiliseront du compost enrichi et de qualité sur leurs cultures vivrières. Ils appliqueront le zaï mécanisé sur leurs cultures céréalières : à l’aide d’une charrue rudimentaire (la kassine), fabriquée sur place, ils feront des trous dans le sol, y ajouteront de l’engrais (organique et minéral en micro-dose) puis y sèmeront ou repiqueront une plante, récupérant ainsi des champs fertiles.

Les pratiques respectueuses de l’environnement essaimeront et se transmettront entre les villages d’intervention d’Iles de Paix, via la participation des communes.

 

Echanger, co-construire, mobiliser

Outre l’introduction de techniques innovantes, au niveau méthodologique, ce projet a été construit de façon à donner une place importante aux méthodes participatives (recherche-action par exemple) et à l’échange de savoirs entre paysans, organiser une co-construction et la coresponsabilité entre le porteur et le partenaire du projet, impliquer les communes et services techniques pour assurer la durabilité des activités mises en place.

Le projet complète un programme en cours financé par la DGD pour un essaimage dans d’autres villages d’intervention (au total 900 ménages / 7200 personnes seront touchés par l’action).

Le porteur Iles de Paix et son partenaire local (ARFA) ont veillé à bien prendre en compte l’aspect genre en incluant un minimum de 35% de femmes dans les cibles directes du programme.

Contact :

FS2018-1-2Isabelle Jardon
Chargée de suivi des programmes (Burkina-Faso et Bénin)
Rue du Marché 37, 4500 Huy - www.ilesdepaix.org - Tel. 085.823380

Improving environmental and community resilence to climate change

Avec ce nouveau budget wallon, l’ONG PAD et ses partenaires du Burundi vont permettre de renforcer les conditions sanitaires et environnementales de la population de Gihanga/Mutimbuzi, à proximité de la capitale Bujumbura, face au changement climatique, notamment par la construction de latrines, la récupération des déjections sanitarisées comme engrais, la recherche de cultures mieux adaptées au climat et de nouvelles activités créatrices de revenus.

Modifier les pratiques à forts impacts environnementaux négatifs

Au niveau environnemental, il s’agit de modifier certaines pratiques à forts impacts environnementaux négatifs, tout en renforçant la résilience des populations locales à travers la consolidation du couvert végétal via le reboisement et la pose de haies, pour permettre une stabilisation des sols, la diminution du risque de lessivage et d’érosion, l’amélioration de la structure, de la qualité et de la diversité microbienne des sols.

FS2018-2-1Au niveau familial, l’optimisation de l’agriculture familiale au travers d’une recherche-action permettra d’identifier les orientations à prendre localement pour diminuer la vulnérabilité des ménages les plus exposés aux aléas climatiques. Le projet vise spécifiquement 3.000 ménages. La recherche action portera notamment sur les cultures vivrières à haute valeur ajoutée et la possibilité d’y intégrer les principes de l’agro-foresterie.

Parallèlement, le projet mènera le développement des latrines, l’écosanitation et une analyse plus poussée des dérivés EcoSan, utilisés depuis 2013, afin d’en optimiser l’utilisation, d’identifier les cultures les plus réceptives et les compléments organiques et minéraux nécessaires à d’autres cultures ainsi que les possibilités de se les procurer localement.

FS2018-2-2Le projet s’appuiera sur les CHA (Comité Hygiène Assainissement) pour permettre aux communautés de développer des actions limitant les effets du changement climatique de manière automne et durable au travers d’AGR (Activités Génératrices de Revenus) à finalités environnementales.
L’administration publique locale sera sensibilisée aux enjeux du changement climatique et formée à l’écosanitation et l’environnement. Une cellule de réflexion et un plaidoyer seront mis en place pour continuer le dialogue et la dynamique entre la population, les CHA, les acteurs locaux et l’administration publique.


Contact :

FS2018-2-3Pro-Action Développement (PAD)
Rue Camille Cals 24 à 5030 Ernage
téléphone +32 081 600 125

info@proactiondev.org - www.Proactiondev.org
Personne de contact pour ce projet : Mallorie Michotte - mallorie@proactiondev.org

FS2018-2-5

 

Agroforestry fields to improve the environmental resilience of the farmers in North Kivu

WWF Belgique soutient depuis plus de 10 ans son partenaire privilégié, WWF RDC – bureau de Goma dans la lutte contre le déboisement, en particulier dans la province du Nord-Kivu, en République Démocratique du Congo.

Les raisons du déboisement -en particulier du Parc National des Virunga- sont principalement doubles : recherche de bois-énergie (le « makala ») et production vivrière via la technique séculaire de l’agriculture sur brulis.

FS2018-3-1Si WWF RDC a entamé son action via la réalisation de plantations d’arbres à croissance rapide avec les petits paysans et des coopératives pour répondre aux besoins de bois-énergie de la population, ce n’est que plus récemment qu’il a démarré des projets visant à stabiliser l’agriculture sur brûlis ou revaloriser les terres devenues infertiles (suite à l’absence de jachère) des ménages les plus fragiles. Et les terres de ces derniers sont particulièrement vulnérables à la perte de fertilité car situées le plus souvent sur les versants et pentes des terres escarpées du Kivu.

Disposer de terres cultivables est un véritable défi pour les populations pauvres du fait de la pression foncière considérable dans ces provinces de très forte croissante et densité démographique, avec un impact sur les forêts, seuls espaces disposant de terres fertiles.

Agroforesterie, gestion durable des terres, production et vente de produits agricoles

Le projet encadre 300 ménages d’agricultrices et agriculteurs familiaux pour des formations sur les pratiques agro-forestières et la gestion durable des terres en vue de diversifier leur production agricole et mieux résister aux contraintes environnementales et climatiques. Des champs écoles/pilotes seront notamment mis en place.

Les 300 ménages renforceront leurs compétences en vue de commercialiser au mieux leurs produits sur le marché (analyse simplifiée du marché, réponse rapide aux besoins du marché, facilitation du lien d’affaire avec les entreprises de transformation de produits agricoles, …).

Enfin, connaissant les modalités d’accès au marché du carbone, WWF RDC veillera à ce que les productions proposées soient techniquement éligibles au fond carbone en répondant aux normes du Verified Carbon Standard (VCS) pour une valorisation ultérieure.

Contact :

FS2018-3-2World Wide Fund for Nature - Belgique - Communauté
francophone
90, Boulevard Emile Jacqumain, 1000 Bruxelles
téléphone 02/340 09 99
Email info@wwf.be
Site web www.wwf.be
Personne de contact Mone Van Geit, mone.vangeit@wwf.be

 

Project to support the adaptation and mitigation of climate change to the populations of Saloum (Senegal)

Ce projet, intitulé Gandiaxx Day Nate est un partenariat entre ULB-Coopération et l’ONG sénégalaise Nebeday. Cette ONG a déjà porté de précédents projets avec le soutien de l’AWAC (notamment en production de charbon de bois alternatif et en gestion de forêts par et avec les communautés).

FS2018-4-1Le projet, d’une durée de 3 ans, vise à restaurer et renforcer la résilience des écosystèmes terrestres et de mangrove dans la Réserve de Biosphère du Delta du Saloum (RBDS) dans le cadre des changements climatiques, et ce avec l’accompagnement de scientifiques (ULB et ULg-Agrobiotech Gembloux).

Gandiaxx Day Nate propose des moyens pour reboiser durablement des forêts continentales et des mangroves, diminuer la pression des populations sur les ressources ligneuses, proposer des mesures de sensibilisation, de gouvernance et de plaidoyer environnemental, et également produire et vulgariser de la connaissance scientifique.

Susciter des initiatives et des actions de développement durable

La tenue de séances d’éducation environnementale dans les écoles, de cinéma-débats en compagnie des autorités locales et des populations civiles, d’émissions de radio et d’événements apportent des éléments essentiels de sensibilisation, de mobilisation et de plaidoyer auprès des populations et des instances politiques locales et nationales. Ces activités ont pour objet de provoquer un changement de comportement positif pour les bénéficiaires directs et indirects du projet et de susciter des initiatives et des actions de développement durable qui permettront de réduire les causes des changements climatiques et d’en atténuer les effets, tout en améliorant les conditions de vie des habitants par des mesures d’adaptation.

FS2018-4-2Les campagnes de reboisement de Nebeday peuvent être suivies via un site dédié à cet effet : www.reboisonslesenegal.org

Ce projet contribue au partage et à l'harmonisation des connaissances et expériences en matière de gestion durable des mangroves des ONG membres du consortium UNI4Coop dont font parties Eclosio (ex ADG), Louvain-Coopération, FUCID et ULB-Coopération. Il s’agit de comparer et évaluer des dispositifs en lien avec l’adaptation aux changements climatiques et l’atténuation de leurs causes, notamment diminution des gaz à effet de serre (GES) par la diffusion de foyers améliorés, séquestration du carbone par la restauration de mangroves, exploitation durable des ressources naturelles des écosystèmes, …. Ces travaux pourront être communément capitalisés.


Contact :

FS2018-4-3Thierry De Coster : Chargé de projets

+32 (0)2 650 61 03 - Mail : thierry.decoster@ulb-cooperation.org
www.ulb-cooperation.org

Avenue F.D. Roosevelt 50, CP266 – 1050 Bruxelles – Belgique
Bureau : ULB – Campus de la Plaine, accès 2, bâtiment MA – 1050 Bruxelles – Belgique

Women, Soils and Energy

L’antenne béninoise de l’ONG Eclosio (anciennement Aide au Développement Gembloux) et ses partenaires locaux, ECO BENIN et l’Association nationale des Femmes agricultrices du Bénin (ANaF-BENIN) prolongent en 2019 pour 30 mois, grâce à un nouveau financement wallon, leur projet avec les femmes rurales de 5 communes de l'Atacora et de la Donga, au Nord du pays.

Objectif : rendre les femmes actrices de changement, facilitant l'adoption de pratiques agricoles et énergétiques durables dans les exploitations.

FS2018-5-1Au fil du projet, 2000 femmes disposeront chacune de 2 foyers améliorés en terre construits par une villageoise spécialement formée, l’un pour la pâte et l’autre pour la sauce qui accompagne le repas, ce qui leur permettra de réduire de moitié le bois utilisé, la corvée du ramassage du bois et la déforestation. En plus, les foyers disposent d’une cheminée pour évacuer la fumée de la case et réduisent les maladies oculaires et pulmonaires habituellement causées par les fumées.
 
FS2018-5-2Les porteuses d'initiatives génératrices de revenus dans les villages s’inscriront dans une logique entrepreneuriale (60 femmes formées à la fabrication des foyers améliorés, au moins 25 femmes dans le développement d’activités économiques; 1200 femmes accompagnées dans l’organisation de caisses collectives d’épargne et de crédit)
800 exploitations familiales seront appuyées dans la promotion des pratiques agro écologiques, de gestion durable des terres et d’adaptation aux changements climatiques.
 
Le projet soutiendra le regroupement des femmes au travers de 5 Associations Communales et de 2 Associations Départementales des Femmes Agricultrices (Atacora et Donga) qui pourront assurer la défense de leurs droits et continuer à leur offrir formation et encadrement.
300 femmes ressources seront renforcées et impliquées dans la réflexion sur la gestion des ressources naturelles au sein des communautés.

contact :
FS2018-5-3ECLOSIO - Passage des Déportés, 2
5030 Gembloux (Belgique)

Téléphone 32 81 622575 - www.eclosio.ong

info@eclosio.ong - pierre.colliere@eclosio.ong

Promoting the development of professional skills and a market for an alternative technique of sustainable et affordable housing in Northern Burkina Faso

Pays sahélien, le Burkina Faso fait face à une dégradation croissante de ses espaces forestiers, sous la pression humaine. Outre son emploi pour cuire les repas, l’utilisation de bois (et de paille) pour les constructions traditionnelles en sont une des causes. Face à la raréfaction de ces matériaux traditionnels, les populations rurales à faibles revenus ont de plus en plus recours à la construction en tôles. Cependant, ces habitations sont mal adaptées aux températures élevées et aux tempêtes violentes durant la saison des pluies.

Construire autrement en Afrique

FS2018-6-1La technique de la voûte nubienne, vieille de 2000 ans, est redéveloppée aujourd’hui par l’Association à caractère social la Voûte nubienne (AVN). La technique fournit des bâtiments beaucoup plus durables et mieux adaptés aux conditions climatiques locales, tant pour l’usage privé que pour des usages publics, communautaires ou agricoles. Se passant de bois et de tôles, elle contribue à réduire la pression sur les ressources forestières, permet d’éviter les émissions de gaz à effet de serre liés à la fabrication et au transport du ciment et des tôles et limite les dépenses en matériaux importés coûteux. Les sommes ainsi économisées peuvent être réinjectées dans les économies rurales locales.

FS2018-6-2Faisant suite aux premières constructions de hangars en voûte nubienne demandées par une fédération de groupements villageois via SOS Faim et financées par Wallonie Bruxelles International (WBI), le projet amorcera le développement d’une filière de construction et la création d’une unité d’appui spécialisée au sein de la fédération. Il est également prévu de contribuer aux coûts d’un petit nombre de chantiers (habitations privées et bâtiments communautaires) afin de servir d’exemple et de susciter une demande autonome.

Une assistance technique spécialisée sera fournie par l’Association Voûte nubienne pour encadrer les chantiers et former plus de 80 artisans maçons (agriculteurs avec peu de travail en saison sèche ou personnes évoluant dans l’économie informelle, avec un niveau d’instruction faible), des formateurs et des gestionnaires de chantier. Le développement de la demande de ces constructions à l’issue des 32 mois du projet leur ouvrira des perspectives d’insertion sociale et professionnelle, leur permettant de vivre décemment des revenus de leur travail.

Bénéficiaires des chantiers pilotes, 54 ménages ruraux disposant de peu de ressources, auront accès à une solution d’habitat durable et adapté aux conditions climatiques locales et 12 unions ou groupements paysans (prioritairement les groupements de femmes) bénéficieront de nouveaux bâtiments agricoles, locaux de transformation ou de stockage, locaux pour leurs formations…

Contact :

FS2018-6-3SOS Faim - Rue aux Laines, 4 - 1000 Bruxelles - Belgique

François Van Der Cam mail :  fva@sosfaim.ong - tel : +32/2 548 06 75

https://www.sosfaim.be/

 

Promoting mud housing to combat climate change and deforestation in Atacora, Benin

FS2018-7-1La région de l’Atacora, au Nord-Ouest du Bénin, voit diminuer peu à peu le nombre de ses habitats en terre crue (HTC), dont les tatas, splendides petites fermes fortifiées avec leurs greniers chapeautés de paille, qui font partie de l’identité régionale. On observe en effet dans cette partie du Bénin une augmentation du nombre d’habitats de facture moderne, moins bien climatisés que l’habitat traditionnel, et utilisant des matériaux consommateurs d’énergie, tels que le béton ou l’acier. Pourtant les HTC devraient être promus ; recourant à un matériau partout disponible et faisant appel à des outils rudimentaires, leur production ne génère pas de GES. En outre, ils mobilisent des savoir-faire ancestraux qui sont potentiellement générateurs de revenus économiques. Dans cette région, le bois se fait rare et il faut aussi réduire son utilisation pour la cuisson des repas et dans le domaine de la construction.

Trois mots d’ordre : comprendre, produire, transmettre

Ce projet (plus en amont que le projet VN au Burkina Faso où le mode de construction a été décidé) vise l’approfondissement des connaissances en matière de préservation, d’adaptation et d’optimisation des habitats en terre ; l’augmentation des compétences locales en matière de restauration et de construction ; la sensibilisation, le transfert de ces savoirs et de ces compétences.

Le projet commencera par une phase d’analyse qui inclura : l’étude technique et sociologique des HTC dans la région de l’Atacora en vue de comprendre les raisons de la désaffection que connaît ce type d’habitat ; un repérage cartographique et des relevés détaillés des HTC existants qui permettra à terme d’introduire un dossier de reconnaissance comme Patrimoine mondial de l’Unesco ; l’analyse des propriétés chimiques et mécaniques du matériau terre local visant à améliorer la résistance des ouvrages aux averses pluviales, lesquelles sont renforcées par les changements climatiques ; des recherches sur les techniques de mise en œuvre des HTC en vue de réduire, voire de supprimer, l’usage de structures en bois.

Cette première phase d’analyse sera suivie par une phase de co-conception qui se concrétisera par la réalisation de chantiers de restauration pilotes et la construction de bâtiments témoins. Une dernière phase aura pour but la diffusion des connaissances acquises au travers de visites guidées des ouvrages réalisés et de manuels de construction.

FS2018-7-2Le bon aboutissement et la pérennité du projet reposera principalement sur la formation de monitrices et de moniteurs spécialisés dans la restauration et la construction d’HTC ainsi que dans la fabrication et l’installation de foyers améliorés. Au terme du projet, le personnel formé pourra transmettre aux populations et aux autorités locales les compétences acquises et, ce faisant, promouvoir à nouveau l’habitat en terre dans l’Atacora.

Une collaboration entre scientifiques et acteurs de terrain

Ce projet se fonde sur un partenariat entre La Faculté d’architecture, d’ingénierie architecturale, d’urbanisme (LOCI) de l’Université catholique de Louvain, un Géographe expert (repérage cartographique et relevés des HTC), l’École du patrimoine africain et l’ONG ÉCO-BENIN, expérimentée dans la diffusion de foyers améliorés et dans la sensibilisation des populations et des autorités locales, ainsi qu’en éco-tourisme.

 

Contact : 

FS2018-7-3Renaud Pleitinx - Professeur
Rue du Glategnies 6 – Bte T1.01.01, 7520 Tournai, Belgique
renaud.pleitinx@uclouvain.be - Tél. : +32 (0)69 85 78 24 - www.lelaa.be

 

 

 

Strengthening of family agriculture through improving agro ecological techniques adapted to climate change in favour of Bashali Mokoto and Buzi Bulenga groupings' rural communities - North and South Kivu - East of the DRC

FS2018-8-1Diminution de fertilité et dégradation des sols surexploités, fortes pentes soumises à l’érosion, perturbations climatiques, manque de surface cultivable face aux besoins, manque de moyens des organisations locales, manque d’accès à la formation et à l’information caractérisent les territoires cultivés et les groupements de Buzi Bulenga et de Bashali Mokoto . Ces zones sont parmi les plus pauvres de la RDC.

L’idée du projet est née du diagnostic participatif effectué dans les groupements par deux agronomes congolais qui ont suivi un stage de renforcement des capacités en conception de projets de développement durable, d’adaptation et d’atténuation aux changements climatiques organisé en Wallonie. La HEPH-Condorcet, associée de longue date à l’un des partenaires congolais en est le porteur.

FS2018-8-2Ce projet va promouvoir une agriculture familiale durable et adaptée aux changements climatiques pour améliorer efficacement les conditions de vie socio-économique des familles rurales.
Dans ce contexte, les femmes seront impliquées au même titre que les hommes tant au niveau des formations, que de la distribution des outils; elles seront renforcées dans leur responsabilité (elles seront les seules à endosser la responsabilité de certaines activités).

Cent quarante ha de parcelles agricoles sur les collines menacées d’érosion seront aménagées. De nouvelles techniques (lutte anti-érosive, apports organiques (bokashi), agro-foresterie…) seront testées, mises en démonstration et vulgarisées.

L’élevage des moutons en stabulation sera introduit, permettant de récolter aussi du fumier pour enrichir les sols, avec une redistribution en cascade des agneaux entre fermiers et un encadrement vétérinaire.

Le projet cible 200 petits caféiculteurs, 600 producteurs de plantes vivrières et maraîchères et 200 petits éleveurs. Il collaborera également avec deux écoles agricoles locales actuellement sous équipées et renforcera le personnel enseignant. Elles serviront alors de sites de démonstration pour les autres producteurs des villages riverains.

Outre les bénéficiaires, les communautés rurales et les autorités locales seront impliquées et des renforcements de capacités sont prévus.

Des associations de producteurs seront créées permettant une auto-prise en charge et l’organisation de filières d’écoulement d’une partie de la production vers les marchés proches.

contact :

FS2018-8-3HEPH-Condorcet

Chemin du Champ de Mars, 13 - B - 7000 MONS

Claire Avril, claire.avril@condorcet.be

tel : +32492915218
www.condorcet.be

 

 

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